Parution : 9 mai 2016
La leçon de François sur le cléricalisme, fléau de l’Eglise catholique

Nous sommes toujours dans la même séquence ouverte par la publication d’« Amoris Laetitia » : la lettre écrite (1) par François le 19 mars dernier (rendue publique le 26 avril) au cardinal-préfet de la Congrégation pour les évêques, Mgr Ouellet (par ailleurs, président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine), participe de ce mouvement de réformes qui fait siffler le vent du boulet aux oreilles des conservateurs (cf. « Golias Hebdo » n° 430). En mettant lourdement en cause le cléricalisme, le pape argentin semble vouloir véritablement s’attaquer à ce fléau qui touche toutes les structures d’Eglise – la gestion des affaires liées à la pédophilie ecclésiastique l’a prouvé, dernièrement – et aux hommes le symbolisant.
Mais l’évêque de Rome ne compte pas s’arrêter là…

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En schématisant, nous vivons un règlement de compte ; mais l’impétueux François paraît avoir fait sien le fameux proverbe : « La vengeance est un plat qui se mange froid.  » Certes, il ne s’agit pas de faire saigner l’ennemi mais de lui porter un coup décisif le laissant KO. Après le coup de tête asséné au cardinal-secrétaire pour l’Economie, Mgr Pell, l’uppercut reçu par le cardinal Ouellet, lequel doit sans doute se poser – à raison – des questions sur son avenir plus ou moins proche à l’heure où nous rédigeons cet article. Le pape jésuite le range dans la catégorie des courtisans, un de ces «  narcisses en proie aux flatteries et aux coups d’aiguillons de leurs propres courtisans » (2). Canadien ratzingerien, le cardinal Ouellet ne partage pas la vision de François (sur les divorcés-remariés, la vie et les structures de l’Eglise) mais surtout, il a vu son rôle de faiseur d’évêques amoindri, et même dans certains cas balayé, François le court-circuitant à maintes reprises sur maintes nominations : à Chicago avec Mgr Cupich (depuis l’automne 2014) pour remplacer feu Mgr George, archevêque pro-life ; à Madrid avec Mgr Osorno Sierra (depuis l’été 2014) pour remplacer le cardinal Rouco Varela, archevêque ultra-conservateur ; à Bologne avec Mgr Zuppi (depuis l’automne 2015) pour remplacer le cardinal Caffara, archevêque tradi-friendly et un des porte-voix du clan réac lors des derniers Synode sur la Famille. La liste est longue, il s’agit ici des cas les plus emblématiques. Mais le cardinal Ouellet vient de se faire recadrer et intimer l’ordre de se conformer aux vues bergogliennes, le temps qu’il restera à ce poste.

Ouellet dans le collimateur

Il y a quelque temps, François a reçu les membres de cette Commission pontificale pour l’Amérique latine et il a écouté attentivement ce qu’ils avaient à dire – le sujet le concernant personnellement. Le thème de cette rencontre : « l’indispensable engagement des laïcs dans la vie publique ». Et le 19 mars, il a tiré certaines leçons et notamment les insuffisances du cardinal Ouellet. François souhaite en effet « continuer la réflexion actuellement menée, afin que l’esprit de discernement et de réflexion ne tombe pas dans l’oreille des sourds »… C’est dire si les freins sont puissants. Il démonte dans un premier temps le narcissisme ecclésiastique, qui considère les fidèles comme des faire-valoir : «  Le peuple saint des fidèles de Dieu est l’objet vers lequel nous, pasteurs, sommes continuellement invités à nous tourner, que nous sommes censés assister, protéger, soutenir et servir (…). Nous sommes des pasteurs. Un pasteur est inconcevable sans un troupeau qu’il est appelé à servir. Le pasteur est pasteur d’un peuple, c’est le point de départ de son service (sacerdoce). Combien de fois, vous allez de l’avant en laissant beaucoup de gens loin derrière, alors que c’est souvent parmi eux que se trouve et bat le cœur du peuple. » Cette dernière phrase n’est nullement une exclamation ou une interrogation mais une affirmation, le pape Bergoglio n’ayant pas l’intention de se cacher derrière son petit doigt mais au contraire servir le hors-d’œuvre. François estime que les clercs se sont trop séparés des fidèles : «  Nous sommes tous entrés dans l’Église en tant que laïcs. Le premier sacrement, qui a scellé à jamais notre identité et dont nous devrions être fiers à jamais, est le baptême (…). Nul n’a été baptisé prêtre ou évêque. Nous avons été baptisés laïcs ; c’est le signe indélébile que jamais personne ne peut éliminer. Nous devons toujours nous rappeler que l’Église n’est pas une élite de prêtres, de consacrés et d’évêques ; mais que nous formons tous ensemble le peuple saint des fidèles de Dieu. » Il accuse les clercs d’avoir « fonctionnaris[é] la vie de notre peuple », d’avoir inventé des « belles formules » en tombant dans les « clichés et slogans », d’avoir proclamé : « C’est l’heure des laïcs, mais il semble que l’horloge se soit arrêtée. » Ils sont facteurs de « risques et de déformations tant au niveau de notre vie personnelle que communautaire dans l’exercice de notre ministère que l’Église nous a confié (…). Le saint peuple des fidèles de Dieu est oint de la grâce du Saint-Esprit ; il a donc la capacité de réfléchir, de penser, d’évaluer, de discerner ». On se pincerait presque !
Ce qu’il a entendu l’a amené à cette conclusion : le cléricalisme – « résultat d’une mauvaise expérimentation de l’ecclésiologie soulevée par Vatican II » – est une calamité pour l’Eglise. Certes, il cible ici l’Amérique latine mais il est difficile de ne pas appliquer cette analyse à l’Eglise universelle : « Le cléricalisme conduit à la fonctionnarisation des laïcs, les reléguant au rang de garçons de course, bloquant ainsi les initiatives diverses, les efforts et l’audace, si je puis dire, nécessaires pour apporter la Bonne Nouvelle de l’Évangile dans tous les domaines de la vie sociale et surtout politique  ». Il ne «  booste [pas] les différentes contributions, propositions, [mais] éteint lentement la flamme prophétique dont toute l’Église est appelée à témoigner au sein de son peuple  ». S’appuyant largement sur Lumen Gentium et les écrits de Paul VI tout au long de son texte, le pape argentin assure que «  le cléricalisme oublie que la visibilité et la nature sacramentelle de l’Église appartiennent à tout le peuple de Dieu, et non seulement à quelques élus et illuminés ». A ses yeux, un des seuls remèdes : la «  pastorale populaire » qu’il a constatée en Amérique latine, « où le peuple de Dieu était souverain de l’influence du cléricalisme », un « des rares espaces où le peuple (y compris ses pasteurs) et le Saint-Esprit se sont retrouvés sans le cléricalisme qui cherche à contrôler et freiner l’onction de Dieu sur eux ». Elle n’est pas la panacée – et de citer Evangelii nuntiandi (1975) de Paul VI –, elle peut être « exposée à de nombreuses distorsions de la religion, mais elle continue, quand elle est bien orientée, surtout par une pédagogie d’évangélisation, à véhiculer beaucoup de valeurs  ». François en profite pour redéfinir, selon les canons latino-américains, la « piété populaire » qu’il traduit par « religion du peuple », laquelle « constitue pour nos peuples une vraie rencontre avec Dieu en Jésus-Christ ». Et de confier ce qu’il considère – à l’instar du pape Montini – comme une expression-clé : « Quand on accepte d’écouter et d’orienter la foi de notre peuple, ses orientations, ses recherches, ses désirs, ses aspirations, on finit par manifester une présence authentique de l’Esprit. Ayons confiance en notre peuple, en sa mémoire et en son ‘flair’. Ayons confiance en l’Esprit Saint qui agit en eux et avec eux, et que cet Esprit n’est pas la ‘propriété’ exclusive de la hiérarchie ecclésiale . »

La cléricalisation des laïcs

Le pape jésuite reprend la problématique soulevée par la Commission pontificale : « l’indispensable engagement des laïcs dans la vie publique ». Pour lui, ils ne sont pas assez soutenus par les clercs ; si c’était le cas, ils « chercher[aient] les moyens d’encourager, de soutenir et de stimuler toutes les tentatives, tous les efforts déjà déployés aujourd’hui pour maintenir vivantes l’espérance et la foi, dans un monde plein de contradictions, spécialement en faveur et avec les plus pauvres  ». Il n’évoque pas la sécularisation ou le relativisme ratzingérien, causes de tous les maux, mais invite l’Eglise à changer de regard, à une conversion finalement : « Nous devons jeter sur la ville et donc tous les espaces où la vie de nos fidèles se développe, un regard contemplatif, un regard de foi, pour y découvrir Dieu qui habite dans leurs maisons, dans leurs rues, sur leurs places… (…). Dieu ne se cache pas à ceux qui le cherchent avec un cœur sincère. Il n’est point le berger qui dicte aux fidèles ce qu’il faut faire ou dire ; ils le savent aussi bien sinon mieux que nous.  » Mais François va plus loin encore ; il ne pointe pas uniquement les prêtres, les laïcs devenus – pour certains d’entre eux, dans certaines paroisses – des vice-curés, eux aussi en prennent pour leur grade. Ainsi accuse-t-il l’Eglise d’avoir « généré une élite de laïcs, considérant qu’ils doivent se cantonner à servir les prêtres (…). Ce sont des situations que le cléricalisme ne peut pas voir, car il est très préoccupé par la maîtrise des espaces plutôt que par générer des processus ». Comme les curés, ces laïcs engagés font tourner une boutique mais laissent des croyants sur le carreau. Le pape Bergoglio par ailleurs ouvre une autre brèche : la liturgie et les assemblées de chrétiens. En effet, les laïcs doivent «  trouver de nouvelles formes d’organisation et de célébration de la foi. Les rythmes actuels sont si différents (je ne dis ni mieux ni pire) que ceux d’il y a 30 ans ! Cela nécessite la création d’espaces de prière et de communion avec de nouvelles fonctionnalités, plus attrayantes et plus significatives, surtout pour les citadins ». C’est, en caricaturant à peine, le propos du théologien belge Arnaud Join-Lambert, lequel réfléchit sur les « paroisses liquides » (et donc l’Eglise liquide) en opposition aux «  paroisses solides » telles que nous les connaissons encore actuellement (cf. Golias Magazine n° 164) et qui n’ont plus aucun avenir. Cette liquidité rejette par essence ce que François appelle «  l’uniformisation » car « on ne peut donner des directives généralisées pour l’organisation du peuple de Dieu dans sa vie publique  ». Il prône au contraire «  l’inculturation », «  œuvre d’artisan et non série de processus consacrés à la production en usine pour fabriquer des mondes ou des espaces chrétiens  ».

Chacun mesure la violence de la charge. François – personne ne peut le nier – a le sens de la formule et de l’attaque. A la Curie, en décembre 2014, il diagnostiqua quinze maladies dont «  l’Alzheimer spirituel » (cf. Golias Hebdo n° 366). Il ne dit pas autre chose ici quand il écrit au cardinal Ouellet : «  Perdre la mémoire c’est nous déraciner de là où nous venons et, par conséquent, ne plus savoir où nous allons (…). Quand nous nous déracinons de notre rôle de pasteurs auprès de notre peuple, nous nous perdons. » Le pasteur doit être à l’image des mères, des grands-mères, des parents – « vrais protagonistes de l’Histoire » –, lesquels ont reçu en cadeau la foi et l’ont transmise. En un mot comme en cent, les clercs ne sont pas meilleurs que les laïcs, au contraire : «  Les fidèles laïcs font partie du peuple saint de Dieu et par conséquent sont les protagonistes de l’Église et du monde, que nous sommes appelés à servir et non à être servis par eux. » La vision bergoglienne de l’Eglise repose sur les laïcs, non sur les clercs. Il est de fait intéressant d’adresser une telle lettre au préfet de la Congrégation pour les évêques et non à celui de la Congrégation pour le clergé, le très bergoglien cardinal Stella. Le cardinal Ouellet a compris qu’il pouvait préparer ses valises, son sort est réglé. Il paie son opposition à toute avancée lors des derniers Synodes, comme d’ailleurs ses confrères de la Congrégation pour de la doctrine de la foi (le cardinal Müller) et du secrétariat pour l’Economie (le cardinal Pell). Mais la parution de cette lettre marque un tournant dans la vie de l’Eglise, un changement de paradigme.

La problématique pédophile a mis en lumière, par-delà les faits commis, ce cléricalisme tant honni par François. Des évêques ont privilégié la caste presbytérale au détriment des laïcs, pourtant les premiers touchés par ces crimes (ce sont leurs enfants qui sont abusés). Dernièrement, nous avons pu relever deux exemples de cléricalisme. A Lyon, à la suite de la réunion entre le cardinal Barbarin et son presbyterium sur les affaires de pédophilie (cf. Golias Hebdo n° 429), un curé de Villeurbanne, le P. Lacombe, déclara aux journalistes (3) : «  Je ne comprends pas pourquoi ils [les victimes, NDLR] ont attendu si longtemps. A l’époque, ils disaient être les chouchous du Père Preynat, ils en étaient fiers. Alors, est-ce que ces gamins étaient très normaux ? Être fier quand on se fait peloter, ça me paraît curieux. » Un autre prêtre – retraité – ajoutait, lui : «  Ma position ? Je n’ai pas violé beaucoup d’enfants. Je suis assez clean à ce sujet-là. Heureusement, parce que vous auriez pu en faire partie, comme vous êtes très jeunes les uns et autres. » A Bayonne, deux affaires révélées par Mediapart (4) mettent en cause Mgr Aillet et son prédécesseur, Mgr Molères, lesquels ont caché durant vingt-cinq ans à la justice des crimes pédophiles commis par deux curés. Mgr Aillet exila l’un dans le diocèse de Toulouse (où le curé pédophile continua d’exercer des charges pastorales : doyen de sept clochers) ; l’autre fut nommé prêtre en paroisse et adjoint au directeur diocésain de l’enseignement catholique à Bayonne ! Dans un communiqué (5) publié la veille (27/04) des révélations de Mediapart, Mgr Aillet (qui divulgue le nom de ce second curé et note que celui-ci l’informa de sa pédophilie en 2009 « avec loyauté ») a davantage de mots pour son curé pédophile que pour les victimes : « Je vous demande de porter cette affaire dans la prière et la retenue. En cette année sainte de la Miséricorde, je veux croire que l’abbé Jean-François Sarramagnan et sa famille trouveront, à travers l’action judiciaire, réparation et guérison. Je suis sûr que l’abbé Jean-François Sarramagnan, qui a déjà accompli un vrai travail de reconstruction psychologique et spirituelle, est prêt à répondre de ses actes devant la justice  ». Ces exemples montrent combien le cléricalisme est un danger pour l’Eglise, déjà déconsidérée par ces clercs déconnectés de la réalité et au comportement pastoral plus que douteux. Les curés restent, dans l’esprit de ces évêques, les pièces-maîtresses du dispositif et cela s’impose à tous.

Un pas vers la réforme de l’église

Les laïcs, il faut bien l’admettre, ont depuis toujours été sommés d’obéir aux curés, sans jamais pouvoir remettre en cause leurs options pastorales (ou difficilement). L’institution les a rendus totalement passifs, la stratégie pastorale ne relevant que des seuls clercs. Combien de fidèles – scandalisés par certaines méthodes – durent s’exiler dans une autre paroisse, voire abandonnèrent toute activité chrétienne ? Combien d’entre eux ont vu d’autres fidèles – la foi du charbonnier en bandoulière – soutenir le curé, parce qu’il était justement le curé ? D’autre part, la chute des vocations presbytérales a créé un autre danger dénoncé par le pape jésuite : la cléricalisation des laïcs. Loin d’innover, l’Eglise les a forgés comme les prêtres : obéissants, régissant tout dans le moindre détail, étouffant les audaces. Et gare à ceux qui souhaitent remettre en cause l’ordre établi ! Le magazine Complément d’enquête6 sur les affaires de pédophilie dans l’Eglise et l’Education nationale diffusé par France 2 (31/03) eut l’idée d’interroger les anciens paroissiens du Père Preynat. Surprise ! Dans ce document, ceux-ci dédouanent l’ancien curé, l’excusent et chargent les victimes (et leurs parents, peu vigilants) ! Certains paroissiens en viennent même à balayer ces accusations : cela ne les concerne pas, ce sont de vieilles histoires qu’il vaut mieux oublier, eux participent à la messe pour prier, point barre. Le cléricalisme et l’assujettissement des laïcs qui en découle n’a d’empathie pour personne, préférant croire qu’à travers les curés, c’est l’Eglise qui est attaquée. Eux sont les purs, le monde est mauvais.

En s’attaquant au cléricalisme et en voulant redorer le blason des laïcs, François fait un pas en avant vers la réforme de l’Eglise. Il en a d’ailleurs donné une autre preuve. En mars dernier, le théologien suisse Hans Küng appela le pape argentin dans la presse7 à « abol[ir] l’infaillibilité pontificale », «  un tabou qui bloque les réformes  » et l’œcuménisme. Et il se trouve que l’évêque de Rome a répondu à son « cher frère  » de manière ouverte (nous y reviendrons la semaine prochaine). Avec le cléricalisme, la question de l’infaillibilité est au cœur des réflexions du pape Bergoglio ; il sait très bien qu’il devra en passer par une réforme du service pétrinien s’il veut réellement mettre en œuvre son Eglise synodale et polyédrique. Une réforme dont ne veulent pas la Curie et les conservateurs qui y exercent des responsabilités. D’où le grand nettoyage en préparation et les changements de profils à la tête des dicastères dans les semaines à venir. Mais pour contrer ses adversaires, François doit trouver d’autres soutiens, et de s’appuyer sur les fidèles, désireux – comme lui – de réformes et qui l’encouragent encore en nombre. Il est des leurs et les incite à s’affirmer face à leurs curés. Les laïcs saisiront-ils cette opportunité ? Si oui, nous devrions vivre des heures mouvementées dans certains diocèses et paroisses. Avec le soutien de l’évêque de Rome…

1. http://w2.vatican.va/content/francesco/it/letters/2016/documents/papa-francesco_20160319_pont-comm-america-latina.html (traduction française : http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/Pape/Le-clericalisme-conduit-a-la-fonctionnarisation-des-laics-ecrit-le-pape-Francois-au-cardinal-Ouellet-2016-04-28-1200756553 [article payant])
2. http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/
3. http://www.20minutes.fr/lyon/1834283-20160426-pedophilie-victimes-choquees-propos-indecents-humour-noir-pretres
4. https://www.mediapart.fr/journal/france/290416/pedophilie-dans-leglise-condamne-pour-viol-puis-la-tete-de-sept-clochers et https://www.mediapart.fr/journal/france/280416/pedophilie-dans-leglise-bayonne-une-nouvelle-affaire-met-en-cause-mgr-aillet (articles payants)
5. http://diocese64.org/actualites/item/1047-mgr-aillet-prend-la-parole-au-sujet-d-une-affaire-de-pedophilie-dans-notre-diocese
6. http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-du-jeudi-31-mars-2016_1374219.html
7. http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/10/abolissons-l-infaillibilite-pontificale_4880582_3232.html (article payant)

33 commentaires

Bonjour,

J’ai lu avec intérêt cet article, notamment la phrase "Mgr Aillet (qui divulgue le nom de ce second curé et note que celui-ci l’informa de sa pédophilie en 2009 « avec loyauté ») a davantage de mots pour son curé pédophile que pour les victimes". En cliquant sur le lien mis en référence, j’ai pris connaissance de l’intégralité de la déclaration qui se réfère par trois fois aux victimes. S’il s’agit juste de compter les mots consacrés aux uns ou aux autres, il me semble qu’il y a match nul. Mais peut-être n’est-ce pas là l’objet de votre critique ?

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Bonjour GOLIAS. Revue de presse ... 17 mai 2016 07:43, par Agnès GOUINGUENET

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Intéressant ...
http://www.la-croix.com/Journal/Pape-Francois-Le-devoir-christianisme-pour-Europe-service-2016-05-16-1100760573?&PMID=4b2ace2e3d6f54dbeaf367efa2a3014a
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Et cette petite phrase ...
"Nous devons maintenant attendre la suite de la procédure devant la justice civile".
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On est laïque ou on ne l’est pas !
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Il est finaud, le bougre ! On ne démissionne que si l’on est jugé coupable par la justice civile. A elle de jouer, donc à suivre.
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Le pape François ne soutient pas le Cardinal Barbarin ; il le remet dans les mains de la Justice républicaine de la France. Attitude plus laïque, il n’y a pas !
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Heureux mardi.
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Agnès G.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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Autre enquête de Mediapart 15 mai 2016 01:20, par MCH

Ca ne peut pas être que l’ecclésiologie post-conciliaire qui cause le cléricalisme vu qu’on retrouve les mêmes tares et les mêmes effets (je pense ici aux fiascos monumentaux en matière de pédophilie) chez les intégristes, comme le montre cette autre enquête de Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/france/110516/pedophilie-dans-leglise-le-livre-noir-des-traditionalistes

L’Avref avait fait un bon boulot avec la communauté St-Jean et leur nouveau livre noir de la FSSPX donne froid dans le dos. Est-ce que François croit vraiment qu’il va réformer l’Eglise en réintégrant ces gens-là ?

Le cléricalisme, on n’en est pas sortis

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soutien au pape 13 mai 2016 11:04, par thomas

merci pour cet article Golias. je ne suis pas très catho mais je commence à me remettre en question quand j’observe les actes de Francois.
une seule réflexion, il y aura du boulot dans les diocèses de France car à mon humble avis, les évêques et certains curés vont devoir remettre en question leur ego et petits privilèges. je suis un peu surpris malgré tout de certaines nominations d’évêques par Francois, constatant beaucoup de narcissisme chez ces gens là...

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Coucou GOLIAS. Revue de presse ... 12 mai 2016 17:36, par Agnès GOUINGUENET

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Tss, tss, tss ...
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http://abonnes.lemonde.fr/religions/article/2016/05/12/le-pape-francois-ouvre-la-voie-du-diaconat-aux-femmes-dans-l-eglise_4918505_1653130.html
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Et la Femme catholique put enfin lire l’Evangile en public, en chaire, voire même dans le choeur ...
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Olé ! Messieurs Aillet et Centène vont avoir une crise d’urticaire ... Vite des corticoïdes ! AAARRRGGGHHH !
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Agnès G. :)

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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J’ai peine à comprendre la bonté de ce pape qui garde ces 2 personnages qui n’arrêtent pas de le critiquer. Qu’il agisse comme envers Burke et les limoge !

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"Gino Hoel", mais vous n’y pensez pas ! 9 mai 2016 22:57, par Agnès GOUINGUENET

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Il pourrait y avoir, dans ces laïcs ayant de bonnes idées, des femmes indépendantes !
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Vous voulez faire rentrer Satan en Eglise catholique, malheureux ?!
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 :)
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Agnès G.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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