Parution : 12 juin 2016
Jubilé : comment François entend décléricaliser l’église

Ce jubilé des prêtres était très attendu. Du 1er au 3 juin, 6.000 curés du monde entier étaient réunis autour de l’évêque de Rome avec pour point d’orgue la messe de la solennité du Sacré-Cœur, pour une « retraite spirituelle ». Chacun sait que François - depuis son élection - use à leur égard du « qui aime bien châtie bien ».

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La bouche souvent pleine de reproches, il estime que trop d’entre eux se comportent comme des « douaniers », des « contrôleurs de la grâce », des « fonctionnaires » et même, à présent, des « mercenaire[s] » ! Certes moins vindicatif dans la forme pendant ces soixante-douze heures mais fidèle à sa méthode, le pape jésuite ne put – on le voit – s’empêcher d’administrer çà et là quelques soufflantes. En trois conférences (le 2) et une homélie (le 3), il continua de tracer le « portrait-type du prêtre Bon Pasteur »1, critique en creux de ce qu’ils sont devenus sous la restauration postconciliaire, et tendit la main à un groupe de femmes prêtres, pour la première fois reçu au Vatican. Tout cela avec en toile de fond la réforme de la Curie et les nouvelles dispositions à l’endroit des évêques protecteurs de clercs pédophiles…

« Contrôleurs de la grâce »

Trois conférences donc en trois lieux différents, sur la journée du 2 juin. Après l’office de Tierce, la première ayant pour titre « De la distance à la fête » se déroula dans la cathédrale de l’évêque de Rome, à Saint-Jean-de-Latran2. Puis avec l’Angélus et l’office de Sexte, ce fut la deuxième conférence intitulée « Le réceptacle de la Miséricorde » à Sainte-Marie-Majeure3. Enfin, après l’office de None et la sieste, l’ultime – « La bonne odeur du Christ et la lumière de sa miséricorde » – à Saint-Paul-hors-les-Murs4. Si le ton ne fut jamais réprobateur – et même parfois au contraire familier et comique –, François, par l’usage de certains mots, ne s’empêcha toutefois pas de corriger les prêtres et leur manque d’humanité. Il leur reprocha de ne pas assez « compatir avec celui qui souffre, s’émouvoir face à celui qui est dans le besoin, s’indigner, se laisser toucher jusqu’aux entrailles face à une injustice patente ». Ce qu’il appelle la « miséricorde féminine », « l’amour maternel viscéral (rahamim) »5. Il pointe « ces confesseurs impatients, qui donnent des coups de bâton aux pénitents, qui les réprouvent... Mais c’est comme ça que Dieu te traitera ! » Son mot d’ordre : « Il faut faire miséricorde pour recevoir miséricorde. » Ce qu’à ses yeux les prêtres ne font pas ou prou ou insuffisamment. S’appuyant sur la parabole de l’enfant prodigue (Lc 15, 11-31), habité par la « nostalgie [qui] a un rapport avec la miséricorde » : elle « élargit notre âme », François note qu’en dépit de sa saleté, de ses haillons, le Père le met « au centre de la fête ». Le Père fait montre de miséricorde, il « nous nettoie » et « nous donne la dignité ». Le pape utilise en outre la figure de Simon-Pierre que « le Seigneur éduque » à devenir « l’homme ordinaire, avec ses contradictions et ses faiblesses, et l’homme qui est Pierre, celui qui a les clefs, celui qui guide les autres ». Et pourtant reste-t-il humain : « À peine l’a-t-il [Jésus, NDLR] félicité pour la profession de foi, qui vient du Père, que déjà il le reprend durement pour la tentation d’écouter la voix de l’esprit mauvais qui lui dit de se tenir loin de la croix. » Les prêtres seraient-ils meilleurs que Pierre, eux si « vaniteux », « péché des prêtres » par excellence selon François ? Evidemment non et c’est justement la miséricorde qui permet de tenir les deux bouts de la chaîne, si l’on peut dire, surmonter ce paradoxe. Sans ces deux dimensions, alors le prêtre devient un pharisien au « cœur endurci ». De fait, certains d’entre eux ne parlent guère de personnes mais de « cas » : « Ceci est très clérical (…) : réduire l’amour concret de Dieu, de ce que nous donne Dieu, de la personne, à un cas. Et ainsi je me détache et il ne me touche pas. Et ainsi je ne me salis pas les mains, je fais une pastorale propre, élégante, où je ne risque rien. » Le pape argentin invite les prêtres à sortir de leur carcan, a pardonner à l’image de Jésus avec la pécheresse : « À celle-ci il a été beaucoup pardonné, parce qu’elle avait beaucoup aimé, qu’elle avait beaucoup péché. »

(Lc 7, 47) Deux heures plus tard, rendez-vous à Sainte-Marie-Majeure. Comme toujours dans cette basilique, François fleurit d’abord l’icône de la Vierge Salus Populi Romani avant de s’installer derrière sa table de conférencier. Grosso modo, pour pouvoir pardonner, il faut avoir été soi-même pardonné, « le réceptacle de la Miséricorde [étant] notre péché ». Il attend donc des prêtres qu’ils aient des « cœurs re-créés », qu’ils soient excessifs dans la miséricorde comme le Père, car Dieu « ne se lasse pas de pardonner. Il revient semer sa miséricorde et son pardon… Il revient, et revient et revient encore, soixante-dix- fois sept fois » (Mt 18, 22).

« Tribunal professionnel »

François recourt à une image étonnante devant cette assemblée, celle du toxicodépendant repenti : « Regarde-toi, toi-même ; rappelle-toi ton histoire, raconte-la et tu y trouveras tant de miséricorde. Nous voyons que, parmi ceux qui travaillent à combattre la toxicodépendance, ceux qui se sont libérés sont généralement ceux qui comprennent mieux, qui aident et savent exiger des autres. Et le meilleur confesseur est d’ordinaire celui qui se confesse le mieux. » Pour aller dans son sens, il s’appuie sur de nombreux saints (Pierre, Paul, Jean, Ignace, François…) ayant tous reçu la miséricorde, ayant tous été
re-créés par Dieu. Point culminant de cette litanie : Marie, laquelle porte en elle la miséricorde par son « oui ». Il ne suffit pas de la regarder mais de se laisser regarder par elle ; elle veut nous accueillir en son « sein », non dans un « tribunal [ou] un cabinet professionnel ».

Le pape Bergoglio invite les prêtres à se réfugier auprès de Marie, laquelle « purifiera votre vue de toutes les cataractes qui empêchent de voir le Christ dans les âmes, vous guérira de toutes les myopies qui obscurcissent les besoins des gens, qui sont ceux du Seigneur incarné, et vous guérira de toutes les presbyties qui ne voient pas les détails, la note écrite en petits caractères, où se jouent les réalités importantes de la vie de l’Église et de la famille ». Il demande donc aux prêtres d’adopter le même regard que Marie – notamment la Vierge de Guadalupe – qui sait lire les regards, « observe avec attention, se tourne et s’implique entièrement avec celui qui est devant elle, comme une mère toute attentive à son petit enfant qui lui raconte quelque chose ». François attend des prêtres qu’ils l’imitent, à savoir « regarde[r] de manière intégrale (…). La miséricorde sait voir la totalité et saisit ce qui est le plus nécessaire ».

Enfin, un peu avant l’heure du thé, direction Saint-Paul-hors-les-Murs pour la dernière conférence. Le sujet : les « œuvres de miséricorde ». Il s’agit d’un signe distinctif de l’Eglise : l’amour des pauvres dont nous devons nous souvenir (Ga 2, 10). Quand le prêtre sert les pauvres, « nos gens apprécient ». S’il a des défauts, ils sont prêts à les lui pardonner, « sauf celui de l’attachement à l’argent [qui] nous fait perdre la richesse de la miséricorde. Notre peuple sent par intuition quels péchés sont graves pour le pasteur, ceux qui tuent son ministère parce qu’ils le transforment en fonctionnaire, ou pire, en mercenaire ». La miséricorde doit être la base de tous les plans pastoraux, si elle n’y est pas, « ce n’est pas béni ». Le pape Bergoglio prend pour exemple la pécheresse pardonnée (Jn 8, 3-11). Le Christ a proposé une troisième voie : « Ne la condamnant pas, il enfreint la loi », il lui « ouvre d’autres espaces » afin qu’« elle cesse d’être objet du regard d’autrui [mais] protagoniste ». François aborde ensuite le confessionnal en lien direct avec l’épisode de la pécheresse. Il attend des prêtres qu’il agisse comme « le Père qui tous les soirs monte sur la terrasse pour voir s’il [l’enfant prodigue, NDLR] arrive, le berger qui est sorti pour chercher la brebis perdue, le Samaritain qui a bon cœur ». Les prêtres sont des « signes et des instruments pour que [le Père et le pécheur] se rencontrent », des « serviteurs inutiles » toujours disponibles pour « trouver la voie juste pour arriver au but ». La charge est violente envers les confesseurs curieux « qui demandent et demandent encore dis-moi, s’il te plaît… Tu as besoin de tant de détails pour pardonner ? Ou bien es-tu en train de te faire un film ? » De fait, le confesseur ne doit pas craindre de trop pardonner.

François s’appuie sur un capucin de ses amis pour illustrer ses propos : « Il trouve toujours le chemin pour pardonner et pour que la personne en face de lui fasse un pas en avant. C’est un don de l’Esprit saint que le sien. Il pardonne, mais parfois lui vient le scrupule d’avoir trop pardonné. Et donc une fois, en parlant, il m’a dit : J’ai parfois ces scrupules. Et je lui ai demandé : Et que fais-tu quand tu as ces scrupules ? Je vais devant le tabernacle, je regarde le Seigneur et lui dis : Seigneur, pardonne-moi, aujourd’hui j’ai beaucoup pardonné. Mais que ce soit clair – hein ? – que c’est de ta faute, car tu m’as donné le mauvais exemple. » Le confesseur n’est pas un « juge-fonctionnaire », qui applique « la morale des livres, sans expérience. La règle de Jésus, c’est de juger comme nous voulons être jugés ». François conclut sur « les coups de bâton » qu’il inflige aux prêtres, lesquels – pour certains d’entre eux – s’en plaignent. Pas question pour lui de s’excuser ou de retirer une ligne de ce qu’il a dit d’eux. Au contraire, l’évêque de Rome sortit une lettre d’un prêtre italien, reçue deux jours avant ces conférences (« Je crois que c’est le Seigneur qui me l’a donnée »). Cette lettre confirme en tout point ce qu’il reproche aux prêtres ; ainsi, par exemple, ce curé regrette-t-il la bureaucratie ecclésiale qui freine son action pastorale et entraîne son « manque de paternité spirituelle ». Et de conclure : « Je prie pour vous et je vous remercie, ainsi que pour ces tirages d’oreilles que je ressens comme nécessaires pour mon chemin : les coups de bâtons ! »

Feuille de route exigeante

Il fallait bien une nuit pour digérer ces plus de trois heures de conférences. Le lendemain, le pape jésuite concélébra la messe du Sacré-Cœur avec les 6.000 prêtres présents et s’appuya sur les textes du jour (Ez 34, 11-16 ; Rm 5, 5b-11 ; Lc 15, 3-7) pour construire son homélie6. Il demanda de fait aux prêtres de « chercher, inclure et se réjouir ». « Chercher la brebis perdue », qu’importe les horaires et les endroits car le pasteur « n’exige jamais de ne pas être dérangé (…). Il ne se fait pas payer les extras ». Le prêtre est un « pasteur, non un inspecteur du troupeau (…). Si le pasteur ne risque pas, il ne trouve pas ». « Inclure » ensuite : « Le prêtre du Christ est oint pour le peuple, pas pour choisir ses propres projets, mais pour être proche des gens concrets que Dieu, par l’Église, lui a confiés. Personne n’est exclu de son cœur, de sa prière et de son sourire. » Enfin, « se réjouir du fils qui respire à nouveau l’air de la maison » car le prêtre « est pasteur selon le Cœur doux de Dieu » : « la dureté lui est étrangère ». En trois jours, François traça une feuille de route exigeante à des prêtres loin d’être tous bergogliens même s’il fut applaudi et fêté par les assemblées devant lesquelles il devisa. Mais le pape jésuite n’est pas dupe : pour changer la mentalité presbytérale, il faudra des années. C’est surtout le cléricalisme qu’il souhaite extirper des prêtres (cf. Golias Hebdo n° 431), c’est pourquoi à peine ceux-ci avaient-ils quitté la Cité léonine que François – sur proposition du C9 – approuvait le 4 juin ad experimentum les statuts de la nouvelle Congrégation pour les laïcs, la famille et la vie7, en vigueur dès le 1er septembre prochain. Fusion des Conseils pontificaux pour les laïcs et pour la famille, ce dicastère présidé par un cardinal (Maradiaga ?) disposera d’un secrétaire : « Qui pourrait être un laïc, assistés de trois sous-secrétaires, tous laïcs, et en charge des sections dédiées aux laïcs, à la famille et à la santé. Le texte officiel précise bien que ses membres pourront être issus du clergé, mais qu’il y aura aussi des fidèles laïcs, hommes et femmes, célibataires ou mariés, engagés dans divers champs d’activité et venant des quatre coins du monde, afin de respecter le caractère universel de l’Église. » En outre, l’Académie pontificale pour la vie ainsi que l’Institut pontifical Jean-Paul-II passeront dans le giron de cette nouvelle Congrégation, ceci « pour promouvoir une direction commune dans les études sur le mariage, la famille et la vie ». Il s’agit d’unifier les discours et là aussi de « déconservatiser » langage et pratique en vigueur actuellement sur ces sujets. L’évêque de Rome estime en fait que la meilleure façon de décléricaliser l’Eglise reste encore de nommer des laïcs à des postes à responsabilité, surtout quand cela les concerne au premier chef. Mais comme le disait le cardinal hondurien à Liège fin mai, « au sein de la Curie, des mentalités doivent encore changer, nous devons tous nous convertir et nous interroger » (cf. Golias Hebdo n° 435). De même, toujours en lien avec ce changement de mentalités, il faut noter que la promulgation de ces statuts fut accompagnée d’un motu proprio sur la protection des mineurs. Intitulé « Comme une mère affectueuse », ce décret (en vigueur le 5 septembre prochain) stipule que les évêques « négligen[ts] dans l’exercice de leurs fonctions vis-à-vis des cas d’abus sexuels commis sur des mineurs » ou qui ont fait montre d’un « manque de diligence grave » dans la gestion de ces cas pourront être révoqués8. L’éventuelle révocation sera prononcée par le pape entouré d’un collège de juristes constitué de cardinaux et d’évêques. Ici, pas de laïcs ; il semble que sur ces sujets, l’Eglise hiérarchique continue de préférer laver son linge sale en famille…

Malgré tout, ces décisions restent des avancées, quoique timides. Il y a en effet un changement d’état d’esprit actuellement à Rome qui ne mange pas de pain car il n’engage à rien. En tout cas sur certains thèmes. Ainsi sur celui du presbytérat féminin. Alors que les prêtres étaient en effet réunis autour du pape afin de jubiler, ce dernier faisait recevoir par un responsable de la secrétairerie d’Etat ayant rang d’évêque une délégation des associations nord-américaines Women’s Ordination Worldwide (WOW) et Women’s Ordination Conference (WOC) qui militent pour l’ordination de prêtres féminins dans l’Eglise catholique9 et qui en avaient fait la publicité dans les rues romaines10. Une attitude inimaginable sous les deux derniers pontificats polonais et allemand. Mais après tout, le pape argentin serait prêt à réfléchir sur les ordinations diaconales féminines (cf. Golias Hebdo n° 433) et sur les ordinations presbytérales féminines. Tout en rappelant la « porte fermée » par Jean Paul II, il n’a jamais donné son avis personnel et plaide au contraire pour une théologie de la femme digne de ce nom… Il s’agit sans doute du deuxième fléau auquel François veut s’attaquer : la super-masculinité de l’Eglise, pourtant « féminine » selon ses dires.

Les femmes-prêtres accueillies

En vérité, pour changer les prêtres et en finir avec l’état d’esprit clérical qui corrompt l’Eglise, le pape Bergoglio espère beaucoup des laïcs et du « sensus fidei » dont il fit l’apologie – avec le « sens des pauvres » – à Saint-Paul-hors-les-Murs. Cette mentalité de caste freine la réforme bergoglienne, l’empêche d’aller plus avant. A ses yeux, le prêtre doit se « salir les mains », les mêmes avec lesquelles il présidera l’eucharistie, et les laïcs peuvent l’y aider. En tout cas, ces décisions en appellent d’autres et il faut espérer que la réforme avance plus vite et aille plus loin.
Enfin, en ne rejetant pas les femmes prêtres excommuniées, en leur tendant la main, en les écoutant, François prêche par l’exemple : ce doit être l’attitude des prêtres, lesquels ont tendance à éloigner d’eux tous ceux qui ne se conforment pas à la doctrine sacrée ; il faut les comprendre, quelque part : ils ont été formés, ces dernières années, avant tout pour devenir des défenseurs de la Loi et non des pasteurs qui mettent les mains dans le cambouis. C’est bien cela que dénonce François : il les accuse d’être déconnectés des réalités – notamment en raison de leurs tâches administratives –, de ne plus visiter qui que ce soit, de ne plus se rendre sur le marché du village pour y rencontrer les gens, de ne plus assez s’investir dans les « œuvres de miséricorde » car fonctionnarisés par la mission presbytérale. Toutes ces tâches sont actuellement remplies par les laïcs, réduits au rôle d’exécutants certes mais qui répondent finalement le plus fidèlement aux injonctions évangéliques. Il s’agit en effet d’une nouveauté : François veut rompre avec l’Eglise ayant pour base les prêtres pour mettre en place une Eglise ayant pour base les laïcs avec les prêtres comme « serviteurs inutiles ». Programme ambitieux, s’il en est. Il n’y a de fait pas à tergiverser plus longtemps : il faut, pour mettre en œuvre cette réforme, un synode sur le presbytérat.

Notes :
1. http://fr.radiovaticana.va/news/2016/06/03/le_pape_fran%C3%A7ois_dresse_le_portrait_type_du_pr%C3%AAtre_bon_pasteur/1234522
2. http://www.news.va/fr/news/jubile-des-pretres-la-catechese-du-pape-a-saint-je
3. http://www.news.va/fr/news/jubile-des-pretres-la-meditation-du-pape-a-sainte
4. http://www.news.va/fr/news/a-saint-paul-hors-les-murs-le-pape-medite-sur-les
5. Dixit le père basque José Antonio Pagola dans Jésus, approche historique (Ed. du Cerf), « l’idée de compassion est exprimé en hébreu (et en araméen) par le terme de rahamim, qui signifie entrailles. C’est ce qu’éprouve la mère pour l’enfant qu’elle porte dans son ventre » (p. 205).
6. http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2016/documents/papa-francesco_20160603_omelia-giubileo-sacerdoti.html
7. http://fr.radiovaticana.va/news/2016/06/04/cr%C3%A9ation_dun_nouveau_dicast%C3%A8re_pour_les_la%C3%AFcs,_la_famille_et_la_vie/1234774
8. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/pedophilie-le-pape-autorise-la-revocation-des-eveques-negligents_1798945.html
9. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/03/97001-20160603FILWWW00154-une-delegation-de-femmes-pretres-au-vatican.php
10. http://www.lefigaro.fr/international/2016/05/27/01003-20160527ARTFIG00009-des-femmes-pretres-s-affichent-pres-du-vatican.php

110 commentaires
Bonsoir GOLIAS. 11 juillet 2016 21:05, par Agnès GOUINGUENET

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Allons bon, je croyais que l’Opus Dei n’était pas fréquentable !
http://www.la-croix.com/Religion/Pape/Greg-Burke-le-nouveau-porte-parole-du-pape-2016-07-11-1200775072
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Cela ne va pas plaire au "féminin" du "françois nini" ...
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Peut-être qu’il ne faut pas croire tout ce que l’on raconte ...
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Jolie soirée.
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Agnès G

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On fait le ménage ? 10 juillet 2016 18:45, par Agnès GOUINGUENET

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Ouh là là !
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En "une" de Mediapart !

"Pédophilie : le Vatican dénonce la loi du silence dans la communauté Saint-Jean
10 juillet 2016 | Par Antton Rouget

Dans une lettre stupéfiante que révèle en intégralité Mediapart, le Vatican reconnaît pour la première fois « l’indulgence suspecte » des « petits gris » de Saint-Jean à l’égard de la pédophilie et d’autres actes de violence. La communauté demande « pardon à toutes les victimes et à leurs familles » et promet des réformes."
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Etc ...
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Il a raison de "dé-cléricaliser", le bon pape François ! Madoué ...
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Agnès G.

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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Beaucoup de choses intéressantes à lire sur ce forum, mais ne s’éloigne-t-on pas du sujet : la décléricalisation...
Ce qui se passe à Bruxelles où la clique Léonardienne de Zanetti Sorkine est soutenue par le monde "bon chic-bon genre" montre qu’il faut mettre le fer dans la plaie.

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"Tout cela avec en toile de fond la réforme de la Curie et les nouvelles dispositions à l’endroit des évêques protecteurs de clercs pédophiles…"

Ah ? cela vaudra-t-il pour le cardinal Danneels, invité au dernier synode malgré qu’il avait passé la limite d’âge (donc suite à une invitation personnelle du pape) et ce malgré qu’il était déjà connu qu’il avait tenté de convaincre le neveu d’un évêque belge de ne pas porter plainte contre lui pour abus sexuel ?...

Mais on dira qu’il n’est plus en fonction. Alors cela vaudra-t-il pour l’évêque chilien d’Osorno, Mgr Barros, qu’un très grand nombre de ses diocésains contestent pour avoir précisément couvert les abus d’un ami prêtre ?

Probablement pas non plus, puisque c’est François qui l’a nommé à ce siège et qui a traité de "stupides" les contestataires.

Bref, le cléricalisme qu’il dénonce, c’est celui des autres, pas le sien.

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Je suis au regret de dire à F1 que l’amour viscéral maternel comme paternel n’existe pas chez l’humain. C’est une légende urbaine.
Il faut du désir réel pour s’engager dans la parentalité, qu’elle soit maternelle, paternelle. La grossesse ne fait pas l’amour maternel. Comme la grossesse ne fait pas l’amour paternel.
Sinon, ça se saurait depuis la Préhistoire et il n’y aurait pas autant de structures éducatives et d’aides sociales à l’enfance si c’était le cas.
On va lui conseiller de lire "l’amour en plus" d’Elizabeth Badinter, un petit essai qui démontre bien le tardif de l’amour parental, lié tant aux améliorations des conditions de vie, d’hygiène, de confort, qu’aux évolutions législatives, médicales, éducatives, sociales, salariales.

Le souci concernant F1, c’est qu’il veut remplacer la cléricalisation encroûtée dans le fondamentalisme, l’abus, le fascisme par un clergé laïc tout aussi abusif et violent et réactionnaire et facho. Quand je le vois s’accoquiner avec l’OD et s’appuyer sur elle pour mettre la FSSPX au même rang d’importance, y a de quoi s’inquiéter. Et quand on voit la masse des communautés dérivantes et pas forcément cléricales comme le Renouveau Charismatique, ben franchement, c’est même pas une bonne nouvelle, parce que là, c’est le changement dans la continuité, avec une puissance de feu supplémentaire dans la destruction.

C’est pas parce qu’il donnera quelques bâtons de maréchal à de Franssu, Lejeune-Gaymard, le Méné, Gollnisch, Boutin et consorts que l’Eglise s’en portera mieux. Il va juste rajouter encore plus d’éléments fachos et ultra violents au plan institutionnels. Ce qui va finir de détruire l’Eglise. Super projet s’il en est. Y a pas à dire, dans la série, pompon, il nous fait très fort F1.

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Bonjour "Gino Hoël". 13 juin 2016 09:45, par Agnès GOUINGUENET

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En vous lisant, on a l’impression que le Pape François s’adresse aux prêtres comme à des enfants immatures, qu’ils sont pour la plupart.
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Il est certain que ne pas être obligé de travailler pour vivre n’aide pas à devenir adulte. Quant à la solitude affectivo-sexuelle chez les prêtres ... Bien faire l’amour à l’autre, c’est le début du don véritable, de l’agape.
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Ce qui transparaît chez François, à mesure que le temps passe, c’est que c’est un homme équilibré. Ouf ! Il a compris à quel point manquent les femmes en cette hiérarchie catholique. C’en est grotesque.
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Jolie journée.
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Agnès G.
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N.B. Le "rahamim" peut se révéler être de la haine viscérale. L’extraordinaire tolérance immunologique qu’est la grossesse (la greffe prend) peut être gâchée par le rejet psychologique de la mère pour son foetus. Tout n’est pas rose en maternité, "mine de rien", avec de grandes déclarations de soi-disant amour ... Taratata !

Voir en ligne : http://gouinguenetagnes.blogspot.fr/

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