Parution : 26 juillet 2016
Coiffure

D’après Le Canard Enchaîné, en son numéro du mercredi 13 juillet 2016, notre Président s’est attaché les services d’un coiffeur à temps plein, qui le suit partout, et qui est payé 10 000 euros bruts par mois.
J’ai alors pensé au perruquier de Louis XIV. Et encore avait-il plus de travail que celui-là, l’arrangement d’une perruque demandant sûrement plus de travail que de coiffer quelques cheveux.

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Cette comparaison monarchique n’est pas excessive, car manifestement c’est à tort que nous nous imaginons vivre en démocratie. Notre régime est une monarchie élective, où le Président peut faire tous ses caprices : il a beaucoup plus de pouvoir qu’une tête couronnée, que ces rois ou ces reines qu’encore beaucoup de pays d’Europe ont conservés, mais qui ne gouvernent pas. En France, avec le régime actuel, la seule élection qui compte vraiment est la présidentielle : une fois élu, le monarque républicain est omnipotent, et peut par exemple ne tenir aucun compte de son impopularité. Serait-elle très grande, qu’il ne démissionnerait pas pour autant. N’est pas le général de Gaulle qui veut.
On me dira que cette histoire du coiffeur présidentiel est négligeable en importance, qu’il n’y a pas là de quoi se faire des cheveux, ou de couper les cheveux en quatre. Je n’en suis pas sûr. D’abord le retentissement symbolique en est catastrophique, à l’heure où beaucoup de chômeurs n’ont pas même de quoi aller chez le coiffeur. Ensuite, la signification en est que l’image d’une personne, son look, est bien plus importante que ce qu’il peut dire. Le message est simplement la forme dans laquelle il se présente, relayée évidemment par les medias. Mac Luhan l’avait dit : « Le message, c’est le medium ». C’est un formalisme complètement déréalisant et aliénant. Aujourd’hui, on est jugé sur sa coiffure, comme ont dû le dire à notre monarque les communicants de service.
J’espère tout de même que ce billet fera un peu réfléchir, et ne paraîtra pas tiré par les cheveux. Il n’y a pas de petit sujet, même capillaire.

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Coiffure 27 juillet 2016 00:23, par Raymond KERPEDRON

Et l’électeur dans tout cela ?

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Coiffure 26 juillet 2016 21:50, par Françoise

Bonsoir Michel !

A chaque fois que je vois la comédie du pouvoir se jouer chez les politiques, je ne peux que penser à l’opérette la Fille de Mme Angot, chef d’oeuvre de Charles Lecocq, toujours d’actualité. Et je vous en parle ce soir parce que cette histoire de perruquier me rappelle le personnage de Pomponnet, perruquier de Barras et Melle Lange, futur mari de Clairette Angot. Et il me rappelle aussi le choeur des conspirateurs qui débarquent chez Melle Lange pour renverser la république et remettre la monarchie.

Je vous laisse découvrir le morceau : ça vaut son pesant de rigolade !

https://www.youtube.com/watch?v=FNPvJ-pkoMk

Après vous pourrez imaginer le perruquier de Hollande en train de chanter la chanson... ;-)))

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