Parution : 6 avril 2017
La démission de Mgr Gaschignard en question...

La nouvelle est tombée ce 6 avril midi : Mgr Hervé Gaschignard, évêque d’Aire et Dax (Landes) depuis 2012, démissionne. Agé de 58 ans dans quelques semaines, ancien directeur et professeur de théologie dogmatique du séminaire de Nantes (1995-1999), ancien supérieur adjoint de ce même séminaire (1999-2006), ancien évêque auxiliaire de Toulouse (2007-2012), ce prélat réputé pour son ambition voit ses ailes brisées.

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Le 31 mars dernier, à son retour de l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, Mgr Gaschignard communiquait en effet, à la surprise générale, qu’il avait, « en raison d’une fatigue liée à diverses causes, besoin de repos hors du diocèse. » Aujourd’hui – enfin ! –, le communiqué de la Conférence des évêques de France (CEF) accompagnant la décision romaine précise que «  le 21 mars, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a reçu deux personnes du diocèse d’Aire et Dax, en contact avec des jeunes. Elles lui ont fait part de leurs interrogations et même du malaise ressenti devant des attitudes et des paroles de Mgr Hervé Gaschignard vis-à-vis de jeunes. Son comportement a provoqué émotion et trouble chez un certain nombre de ces jeunes, qui en ont parlé à leur famille (…). Le cardinal Jean-Pierre Ricard a pris lui-même contact avec le procureur de la République. Il se tient à la disposition de la justice pour toutes les informations qu’il a pu avoir concernant ces événements. Mais, à notre connaissance et à ce jour, aucune plainte n’a été déposée. »

Nous reviendrons prochainement dans nos colonnes sur cet épisode de l’histoire de l’Église en France appelé à faire date et sur l’attitude de la hiérarchie face à nos questions restées sans réponse.

Le lecteur pourra lire, à toutes fins utiles, le portrait de l’évêque démissionnaire que nous brossions dans le Trombinoscope des évêques 2016-2017 :

« Commencer l’année 2016 par la Marche pour les vocations, voilà une belle résolution ! Je vous attend [sic] samedi prochain, dès 10h45 au Berceau, pour 6 km de marche tous ensemble. Venez nombreux et parlez-en autour de vous !  » Mon Dieu ! Que tout cela transporte ! Marcher pour les vocations, avec les fautes d’orthographe qui vont avec, voilà qui peut permettre aux chrétiens landais de s’élever ! D’autant que la cause est louable ! Non ?… C’était le message sur le compte Facebook (très actif) au lendemain de Noël 2015 de l’évêque-jouvenceau d’Aire et Dax, Hervé Gaschignard, à peine 58 ans au compteur mais promis à une si belle carrière ! Il en rêve tellement d’ailleurs que ce serait une injustice s’il voyait ses ambitions inassouvies. Homme habile depuis toujours, ici ou là qualifié d’intrigant, il se place naturellement et obstinément du côté obscur du classicisme, celui qui flirte facilement et presque ordinairement avec le traditionalisme, voire l’intégrisme catholique. En soi, tout un programme que l’évêque des Landes a bien l’intention de mettre en œuvre ! La preuve avec ces bigoteries directement sorties du formol et qui ont le vent en poupe dans l’Église en général et à Aire et Dax en particulier !

Hervé Gaschignard a une référence-maîtresse : Benoît XVI et tout ce qu’il a pu dire et écrire sur le relativisme, la sécularisation « qui arrive comme un raz-de-marée »… L’évêque des Landes se mue en une formidable courroie de transmission d’une idéologie quelque peu surannée et qui n’invite pas à la rencontre avec la société. De fait, il estime que «  l’Église dysfonctionne car la société dysfonctionne » en raison, entre autres, du « relativisme politique » sans compter ces «  familles menacées et éprouvées par des courants de société qui agissent sciemment pour casser le lien entre les époux »… Tout cela est affirmé avec un sourire enjôleur, les lèvres fines souvent pincées mais de façon déterminée. Hervé Gaschignard a une feuille de route qu’il entend suivre et faire suivre par les chrétiens landais, lesquels se demandent parfois si leur évêque est bien en phase avec eux… C’est qu’il attend d’eux qu’ils soient « décomplexé[s] » ; il considère d’ailleurs que «  l’Evangile n’est pas assez proposé [à] l’homme contemporain déboussolé ». Or, c’est «  l’Evangile qui le sauve et qui ravive les communautés ». Les diocésains d’Aire et Dax ont un pasteur éternellement jeune certes, mais promoteur de vieilles idées macérées dans le catholicisme de nos grands-mères !

Hervé Gaschignard est né en 1959 à Saint-Nazaire. Lui et ses six frères et sœurs sont élevés par un père cadre commercial et une mère au foyer. Dans quelle direction diriger ce brillant sujet, par ailleurs membre des très tradis scouts d’Europe (il deviendra plus tard conseiller religieux du McLaren et de nombreuses unités de la région nantaise), qui peut espérer atteindre des sommets ? Le commerce, pardi, comme papa ! Le jeune homme entame une prépa HEC puis rejoint l’Ecole supérieure de commerce de Nantes où il décroche un diplôme en 1982. Durant cette période pourtant, l’appel le taraude. Hervé Gaschignard se voit mal vendre n’importe quoi et les autels l’attirent davantage que les étals. C’est pendant son service militaire qu’il mature sa vocation et en 1983, il entre au séminaire d’Angers. A partir de là, il va devenir un pur produit ecclésial. L’évêque sulpicien de Nantes (1982-1996), Mgr Marcus, voit tout le parti qu’il peut tirer de cette tête bien faite dans un corps bien fait, c’est pourquoi il décide de l’envoyer à Rome. Hervé Gaschignard s’y lie d’amitié avec Nicolas Brouwet, futur évêque bi-rituel de Tarbes et Lourdes (en 2012), entre autres. Ordonné prêtre par son évêque protecteur en 1989, il est nommé vicaire à son retour à Nantes. Est-il fait pour les tâches curiales ? Son curriculum vitae prouve que non. Ainsi, en une dizaine d’années, ce cumulard devient tour-à-tour directeur, bibliothécaire et professeur de théologie dogmatique au séminaire inter diocésain de Nantes, puis supérieur adjoint du séminaire et intervenant à la formation permanente des laïcs et diacres permanents. Dans l’intervalle, ayant contracté le «  virus œcuménique  » selon ses dires, il accepte de bonnes grâces la responsabilité de la délégation épiscopale à l’Unité des chrétiens et aux relations avec le judaïsme et de la délégation régionale à l’Unité des chrétiens. Hervé Gaschignard a alors moins de 40 ans, la vie devant lui et des évêques qui le remarquent dont celui de Nantes depuis 1996 : Mgr Soubrier, lui aussi sulpicien. Celui-ci est loin de partager les visions archi-classiques de son curé mais force est de constater que ce carriériste ne commet aucun faux pas et serait capable de vendre des réfrigérateurs à des Esquimaux. Hervé Gaschignard – bien conscient que la mitre risque de tomber tôt ou tard –attend patiemment ; il se présente comme un « homme de dialogue et d’écoute » (c’est un grand amateur de musique classique)et tisse son réseau. C’est, par exemple, un habitué (depuis ses années scoutes) de l’abbaye bénédictine Sainte-Anne de Kergonan – à moins de 150 km de Nantes –, longtemps dirigée par dom Robert Le Gall (1983-2001) avec qui il a noué des liens.

En 2006, Mgr Soubrier le nomme curé de la paroisse Notre-Dame-La Blanche de Guérande mais cela ne dure pas. La même année en effet, Toulouse connaît un nouvel archevêque : Mgr Le Gall, OSB, justement (le monde ecclésial est petit), jusqu’alors évêque de Mende (2001-2006) pour succéder à… Mgr Marcus, émérite de Toulouse (1996-2006) mais surtout ex-évêque de Nantes ! Rapidement, Mgr Le Gall recherche un auxiliaire. Et qui son prédécesseur lui recommande-t-il ? Le toujours jeune Hervé Gaschignard (il a alors tout juste 48 ans) évidemment, que l’archevêque de Toulouse connaît très bien !… Conforme en tout point à la restauration ratzingerienne, il est propulsé fin octobre 2007 évêque auxiliaire de Toulouse et ordonné début 2008. Les affaires sérieuses peuvent commencer… Il se choisit pour devise épiscopale l’injonction : « Venez, adorons-le  » (sans que l’on ne sache à qui elle s’adresse) et commence à faire des ravages dans la bonne bourgeoisie toulousaine. On donnerait presque le bon Dieu sans confession à cet évêque chaleureux, souriant, plus abordable que son archevêque bénédictin, beaucoup plus froid et égocentrique. Tchatcheur en diable, il brille et se fait bien voir des jeunes. Bref, tout cela finit vite par crisper Mgr Le Gall, jaloux de cette popularité ; de plus, Hervé Gaschignard a un soutien de poids dans le clergé toulousain : le vicaire épiscopal Olivier de Germay – évêque d’Ajaccio depuis 2012 – avec qui il randonne et qui partage ses options conservatrices. Les méthodes employées sont pourtant différentes : le vicaire général du diocèse de Toulouse est davantage brut de décoffrage que l’évêque auxiliaire, ondoyant par nature mais tout aussi résolu. L’expérience haut-garonnaise dure quatre années pendant lesquelles il gère au plus haut niveau – dès son arrivée et en vertu de ses exploits de jeunesse – les scouts d’Europe, en guerre civile en raison du motu proprio Summorum Pontificum, conjointement avec Mgr Rivière, évêque d’Autun et président du Conseil épiscopal pour l’enfance et la jeunesse. Mais Hervé Gaschignard rêve de voler de ses propres ailes, diriger son diocèse et surtout sortir de la zone d’influence de Mgr Le Gall qu’il ne peut plus encadrer ; l’inverse étant aussi vrai. En janvier 2012, c’est chose faite : l’évêque auxiliaire de Toulouse est nommé titulaire du siège d’Aire et Dax.

Bien sûr, le voilà libre mais il s’agit d’un second choix. Hervé Gaschignard aurait préféré une ville avec un pôle universitaire ; c’est d’ailleurs ce qu’il affirme à son arrivée puisqu’il prétend que les Landes « pâtissent sans doute de l’absence d’une université à part entière »… Farouche anti-mariage pour tous, il dénonce « une parodie de débat », reprend volontiers la « supercherie » du cardinal Vingt-Trois et « invite en premier lieu tous les fidèles catholiques à demander à Dieu, dans la prière et le jeûne, sa lumière pour nous-mêmes et pour les consciences de tous nos concitoyens (…). J’encourage ceux qui pensent, en conscience, qu’ils doivent manifester leur opposition à ce projet, à rejoindre les femmes et les hommes de bonne volonté qui se réuniront à Paris, le 13 janvier prochain [2013] ». Avec lui, tout est frappé au coin du conservatisme auquel il faut ajouter des interprétations fallacieuses, indignes d’un évêque, qui ne peuvent que faire le lit de cette désespérance qu’il dit pourtant combattre dans la « diagonale du vide » (appellation sociologique controversée, évoquant une bande désertique allant de la Meuse aux Landes) et dans l’Église. Exemple avec l’enseignement catholique, lequel doit « accompagner les enfants qu’on laisse volontiers décrocher de notre système scolaire  ». Autre exemple avec la mission, laquelle «  repose dans les mains du clergé appelé à être dynamique comme les fidèles doivent l’être pour l’assister ». Et que dire de cette «  stimulation de la pastorale familiale en lien avec celles des jeunes et des vocations  » ? Car c’est dans les familles qu’il faut débusquer les futurs prêtres ; ainsi, ne se contente-t-il pas de rencontrer les confirmands, il convoque aussi les parents à qui il explique que cette terre landaise, radsoc et anticléricale, a toujours donné des prêtres… sauf depuis quelques années : il n’y a plus aucun séminariste pour Aire et Dax. Peut-être les adorations eucharistiques – «  trésor de l’Eglise, sagesse de la foi » – et les soirées de prières lors du mois de Marie – dont la dévotion est « populaire, familiale, simple » – inverseront-elles la tendance ?

Tout est à l’avenant. Hervé Gaschignard se classe en réalité dans le même clan que Mgr Aillet (Bayonne-Lescar et Oloron) avec qui du reste il a clôturé les Journées mariales en septembre 2015 autour de la figure de Louis-Édouard Cestac, prêtre bayonnais du XIXe siècle et béatifié en grandes pompes fin mai 2015 à Bayonne par le cardinal-préfet de la Congrégation des saints, Mgr Amato… Évidemment, il ne moisira pas dans les Landes et sera sans doute bombardé dans quelque temps sur un siège plus important, pourquoi pas archiépiscopal, voire cardinalice ? Encore que cela – sous François – n’existe plus… Mais le pape argentin n’est pas éternel et Hervé Gaschignard a encore dix-sept années d’épiscopat à accomplir. Pas sûr, au demeurant, qu’il soit si à l’aise que cela avec ce pontificat ; il s’agit de se reporter à son édito de décembre 2015 consacré à l’ouverture du Jubilé : François n’est cité nulle part. Au contraire, il met l’accent sur « le chemin et les actes de la miséricorde » sans jamais se référer à celui qui a voulu cette Année sainte extraordinaire. Il est vrai que ce pape est insupportable pour celui qui a les dents qui rayent le parquet.

87 commentaires
La démission de Mgr Gaschignard en question... 26 avril 11:34, par Jesu Maria

Décidément, Golias est plus tendre avec ceux qui sont en dehors de l’Eglise qu’avec ceux qui restent en dedans !
De là à dire que cela révèle leur positionnement ?...

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La démission de Mgr Gaschignard en question... 22 avril 17:18, par Bruno ANEL

Je crois qu’il faut se garder de porter trop de jugements sur cet évêque. Certes, notre compassion doit d’abord aller aux jeunes qu’il aurait troublés par ses propos où son comportement. Mais qui de nous - je parle en tant qu’homme - peut se vanter de n’avoir jamais eu une parole ou une attitude déplacée ?

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encore un qui a des déviances perverses qu’il vaut mieux ecarter !
jusqu’à quand l’Eglise portera son personnel vers la perversité et l’immoralité ???
à quand une Eglise et son personnel enfin honnete ???

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La démission de Mgr Gaschignard en question... 17 avril 11:50, par Jean-François

Merci Golias pour ce travail et vos analyses. Merci aussi aux réactions auxquelles vous permettez de donner jour ici. Celles de François et la réponse en écho de Pedro l’illustrent tellement justement... Merci à eux. D’accord avec toute l’importance que vous donnez à ces déviances individuelles et institutionnelles et ce qu’elles révèlent de siècles d’obéissance et de protections nauséabondes. Ce qu’elles disent de l’église, de son machisme, du rapport au pouvoir et à l’autorité, de son obscurantisme, de ses contradictions morales, de sa culture du secret, de son sentiment d’impunité, de la perversité qu’elle recèle et je passe probablement sur des implications plus graves encore qui ne me viennent pas à l’esprit mais que vous pointez bien mieux que moi.

Loin de moi le désir de relativiser les faits et leur gravité ni de minimiser les blessures qu’ont subies les victimes des prédateurs cléricaux. Et je fais toute confiance dans La Parole Libérée pour qu’effectivement la parole circule et libère. Toutefois à force de lire dans Golias tant de textes sur ces "déviances" sexuelles (qui vont jusqu’au crime) je ne peux m’empêcher de repenser à ce bouquin de Marcela Iacub et Patrice Maniglier : "Antimanuel d’éducation sexuelle". Ce livre n’a pas toutes les qualités loin s’en faut (en voici par exemple deux critiques :
http://culture-et-debats.over-blog.com/article-334690.html
http://www.altersexualite.com/spip.php?article24 )

Il pose néanmoins la question, entre autres, de la place du "délit sexuel" dans la panoplie des délits et de la réponse très particulière apportée par la Justice et par la société française en générale. Or si les déviances sexuelles sont légion dans l’église, il est important aussi de ne pas qualifier de déviance la moindre séduction, la moindre attirance qui me semble tout de même inévitable, voire même constitutive des rapports humains.... La séduction n’est pas systématiquement sexuelle fort heureusement. Mais nous sommes toutes et tous munis d’un sexe, d’un corps et "invités" à des mouvements que notre raison a parfois du mal à maîtriser, sans pour autant aller jusqu’à la parole ou au geste déplacé ou susceptible d’être pénalisé. La vie sexuelle "contrainte" d’un prêtre ou d’une religieuse complique probablement davantage encore les choses. Mais tous les sujets autour du sexe sont tellement tabous qu’il me semble vraiment essentiel que sur cette question la parole soit véritablement libérée. Autant celle des victimes ou des témoins de faits, que la parole des prêtres et des religieuses sur leur expérience, notamment pour ceux qui sont en rapport avec des jeunes.

En effet, ce "grand déballage" de crimes et délits sexuels, totalement indispensable et urgent, s’il est salutaire peut aussi avoir des effets secondaires en matière de "police des moeurs" et de défiance vis-à-vis de toutes les personnes en contact avec des jeunes notamment. A cet égard, je lisais dans Golias (ou sur le site, je ne sais plus) des propos dénonçant un prêtre suspecté de fréquenter des sites internet érotiques... Or si ce n’est pas l’idée la plus commune que nous pouvons nous faire d’un prêtre, je ne peux m’empêcher de penser que lorsqu’il se masturbe un prêtre n’a pas forcément en tête la représentation du christ en croix... Et que s’il me semble intolérable qu’il use de son aura et de son autorité pour s’autoriser des gestes intimes avec des jeunes, il peut être salutaire qu’il se serve des images de sexe à sa portée pour assouvir ses inévitables pulsions sexuelles. Et loin de moi l’intention de faire l’apologie des sites érotiques et encore moins pornos... Ils n’ont pas besoin de moi. Le sens de mon propos est juste de dire : "le crime ou délit sexuel est grave oui alors justement tentons de faire de la question sexuelle un élément comme un autre de nos personnalités et surtout pas une question taboue". Libérons aussi la parole sur le sexe et nos pulsions. Au sein de l’Eglise et en dehors. Il me semble que la société toute entière aurait à y gagner et justement pas les marchands de violence en tout genre (y compris raciste ou policière) ou les vendeurs de sites érotiques et pornos justement.

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La démission de Mgr Gaschignard en question... 10 avril 22:53, par François

L’eglise cessera-t-elle d’être un espace de dégradation sexuelle de ses hommes consacrés ?
Prêtre pendant 15 ans et maintenant marié depuis 26 ans et père de 4 enfants dont je suis très fier, que serai-je devenu si je n’avais pas choisi de rompre ? Je sais bien que la tentation pédophile aurait pu me menacer, tant j’étais fragile dans ma sexualité, tant mes fantasmes me faisaient imaginer des proies faciles. Si je ne suis jamais passé à l’acte je sais avoir été très près de la ligne jaune des désirs inavouables.
Parce qu’une éducation très tournée vers "le bonheur de donner à Dieu un de mes fils" a occulté tout parole positive sur le sexe. Parce que l’engagement à vie obligeait à mettre sous le boisseau toute pulsion.
J’ai eu beaucoup de chance. Et les enfants, les innombrables enfants, ados, préado que j’ai rencontrés aussi.
Tant de prêtres n’ont pas eu cette chance, certains sont condamnés, d’autres témoignent d’une vie étriquée où leur parole se réduit à une morale désincarnée, ou à un monde enfantin et mièvre. Un évêque maintenant. D’autres encore viendront forcément. Pauvre Eglise qui n’a plus la foi puisqu’elle ne croit plus en l’homme.

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La démission de Mgr Gaschignard en question... 9 avril 13:03, par Giordano Bruno

Pendant ce temps à Bruxelles, l’Église catholique se recueille ... Mais il faut dire qu’il a fallu l’intervention du Parlement pour que les choses bougent.

Voir en ligne : http://www.lalibre.be/actu/belgique...

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La démission de Mgr Gaschignard en question... 9 avril 09:58, par Giordano Bruno

Pendant ce temps, en Belgique...

Voir en ligne : à Bruxelles

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La démission de Mgr Gaschignard en question... 6 avril 22:30, par Nathanaël

Très bien. Mais pourquoi, alors, le cardinal Barbarin est-il toujours en poste ? (et d’autres évêques aussi). Faudra-t-il une manifestation aux cris de "Dégage !" ???

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L’info vient de tomber ainsi que l’évêque Mgr GASCHIGNARD

Démission accepté par le Pape François !

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/06/97001-20170406FILWWW00141-dax-demission-de-l-eveque-suite-a-des-attitudes-inappropriees-envers-des-jeunes.php

Il a du démissionner suite à des attitudes inappropriées (?) dit le journal !

Aucune plaintes à caractères sexuels....

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