Parution : 15 septembre 2017
Enquête : Mais où va le diocèse de Laval ?

Si un objet pouvait résumer la situation diocésaine à Laval, ce serait la cocotte-minute. A maints égards, il s’agit d’une situation explosive : les finances sont dans le rouge, le presbyterium déchiré, une politique implacable de licenciements tous azimuts est menée, l’ambiance est à couper au couteau. On évoque une « omerta », des gens qui craignent de parler… Par bonheur, nous en avons vu d’autres, mais pas les chrétiens de Mayenne qui vivent un calvaire depuis de nombreuses années. Ce sont en tout cas des semaines d’enquête qui sont résumées ici, des dizaines d’heures de conversation et de courriels échangés, qui n’auront pourtant pu – à l’heure où nous mettons sous presse – éclaircir certaines interrogations qui persistent sur bien des sujets. Plongée en eaux profondes dans le diocèse de Laval.

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Le 11 septembre 2007, Mgr Armand Maillard, évêque de Laval, était promu archevêque de Bourges ; sept mois plus tard, le 21 mai 2008, le P. Thierry Scherrer du clergé d’Aix-Arles était nommé en Mayenne et ordonné évêque le 6 juillet suivant au sanctuaire marial de Pontmain, plaçant ainsi son épiscopat sous la protection de Marie qui y serait apparue en 1871. A son installation, si le diocèse de Laval ne roule pas sur l’or (comme beaucoup de diocèses), il vit ; certes, il y a toujours des choses à améliorer, des postes à repenser mais la situation est loin d’être désespérée voire désespérante. L’économe diocésain de l’époque, bénévole et qui souhaite terminer son service avec le départ de Mgr Maillard, quitte donc sa charge avec le sentiment du devoir accompli, non sans avoir laissé quelques indications de bon sens s’agissant de la gestion diocésaine. De manière personnelle, Mgr Scherrer choisit de faire appel en 2009 à M. Jean-François Delaby, membre de la Communauté de l’Emmanuel, ancien dirigeant d’une ciergerie dans le Nord de la France et créateur d’une société de conseils. Salaire mensuel : 3.500 euros brut. Le décor est planté, les acteurs en piste : l’histoire commence...
[découvrez l’intégralité de notre enquête dans Golias Hebdo n°494]

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Enquête : Mais où va le diocèse de Laval ? 26 septembre 10:22, par Yffic

Pour ce qui est de la cathèdre, ce n’est pas l’évêque qui l’a commandée. Il n’y était même pas favorable, estimant que la dépense était superflue. C’est un groupe de paroissiens qui en a réalisé la plus grosse partie, restaurant de ses propres mains l’ancienne cathèdre, recluse dans la sacristie. Les quelques travaux de menuiserie, effectués sur les anciennes boiseries, ont été entièrement financés par un généreux donateur.

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Enquête : Mais où va le diocèse de Laval ? 20 septembre 12:07, par Japiot -Lyon

Excellente répartie quant à la demande d’aide du diocèse de Fréjus - Toulon.

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Enquête : Mais où va le diocèse de Laval ? 20 septembre 11:04, par Françoise

Quand ça démarre par une histoire de cierges, forcément...ça ne peut finir que mal ;-))))

Trêve de plaisanterie, chaque évêque nommé fait travailler les petits copains et les enrichit financièrement. Ca ne diffère pas des baronnies politiques locales.
Si vous observez bien les différentes nominations d’évêques après 2005, vous avez généralement des évêques conservateurs qui s’assurent les services de groupes ou charismatiques ou tradis ou opusiens ou les trois à la fois. C’est une constante qui s’observe dans différents diocèses et correspond certainement à la politique de restauration accélérée menée par B16 après la mort de JP2.
Les petits copains sont placés par l’évêque nommé, dans différents établissements scolaires aux postes de direction, à la direction diocésaine, dans certaines paroisses définies comme vitales pour le développement idéologique souhaité. On remplace des animations pastorales par des programmes issus de mouvances intégristes et conçus par ces groupes.
Quand il s’agit de diacres nommés issus de ces mouvances, le prêtre est progressivement destitué et rendu inaccessible aux paroissiens pour la plupart des activités pastorales et sacramentelles. Les supports de communication changent aussi et proposent de plus en plus de retraites charismatiques, opusiennes, Légion du Christ, etc. On va retrouver cela aussi dans les radios locales avec des émissions religieuses de plus en plus versées dans les idéologies intégristes et soutenues par des interventions de l’évêque ou de ses petits copains. On a aussi le placement des copains issus de mouvances intégristes sur différents monastères ou couvents en cessation d’activité ou abandonnés.

C’est toute une mutation qui s’opère et qui fonctionne comme un rouleau compresseur.
Et, bien évidemment, sème désarroi, confusion et colère chez les croyants, le bas clergé et différents monastères, abbayes, couvents. Quant au budget, certains comme Aillet ont eu l’idée de créer des taxes supplémentaires assumées par les prêtres pour non seulement payer les factures des services de leurs amis, mais les déplacements, communications de l’évêque.
Il n’y a pas de petit profit.
Ce qui explique le vidage rapide des caisses.

Allez, pour rire un peu, même si la situation est grave, se revoir un extrait de la Folie des Grandeurs :

https://www.youtube.com/watch?v=qoGkmY0viq4

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Enquête : Mais où va le diocèse de Laval ? 19 septembre 14:55, par Giordano Bruno

Peut-être faut-il demander de l’aide au Diocèse de Fréjus, après la très juteuse opération financière du presbytère de Saint Tropez...

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