Parution : 26 janvier 2018
Il s’est opposé à « La Marche pour la vie » : le courage du MRJC

Dimanche 21 janvier dernier, des chrétiens d’extrême droite ont pu défiler pour la vie alors qu’il s’agissait surtout de se positionner en contre : l’IVG, la contraception, la PMA, la GPA, la fin de vie… avec, en toile de fond, des relents écœurants qui consistent à expliquer que l’on souhaite remplacer les embryons avortés par des migrants, que c’est un plan voulu par les Etats occidentaux. En prévision de ces diatribes qui n’ont rien d’évangéliques, le Mouvement rural de la Jeunesse chrétienne (MRJC) a formulé un communiqué « se désolidaris[ant] » de cette marche. Que n’avait-il fait là ! A peine publié, le communiqué engendra une multitude de réactions, c’est bien le mot, allant de l’insulte caractérisée à l’appel au retrait obligeant le mouvement à préciser ses propos.

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Depuis quand ne peut se dire chrétien que celui qui suit les positions hiérarchiques de l’Eglise ? Depuis quand, pour être d’Eglise, faut-il marcher au pas de l’oie, le doigt sur la couture du pantalon ? Depuis quand la Conférence des évêques de France (CEF) peut-elle sermonner un mouvement car il n’adhère pas à une position hiérarchique ô combien polémique ? Alors que l’on a béni les catholibans marchant pour la vie réduite à l’embryon dimanche 21 janvier dernier (jour de l’anniversaire de la mort de Louis XVI, le « roi très chrétien », tout un programme), le Mouvement rural de la Jeunesse chrétienne (MRJC) s’est fait chapitrer par le porte-parole adjoint de la CEF, l’inénarrable Vincent Neymon, un catho quasi-réac qui a la haute main sur la communication épiscopale, qui pense faire de la théologie mais ne promeut qu’une idéologie.

L’Eglise n’en finit pas de rater sa cible…

Oui, il s’agit bien d’idéologie car ces marcheurs pour la vie – où l’on retrouvait toute la fine fleur de l’ultra-catholicisme français – ignorent délibérément tout un pan de la pensée de l’Eglise, Vincent Neymon en tête ! Après tout, plus la ficelle est grosse… Oui, dimanche dernier, il ne pouvait y avoir qu’une seule parole autorisée venant de l’Eglise catholique, celle qui promeut l’obscurantisme sans chercher à comprendre la vie réelle des gens. Disons-le ici nettement : avec cette polémique sur ce communiqué, la CEF a montré dans quel camp elle se situait implicitement, prouvant par là même la désunion de l’épiscopat sur les questions dites « de vie ». Quelle est la faute du MRJC ? D’avoir écrit dans un communiqué ne pas partager « les messages de culpabilisation, d’intolérance et de haine portés lors de cette marche, sous couvert de valeurs chrétiennes. Nous défendons le droit fondamental pour les femmes et les couples d’avoir recours à l’IVG. Ce droit assure la liberté de conscience ». La litanie de commentaires venimeux et insultants que les jeunes durent subir atteste bien de la pertinence de leur position, le porte-parole de la CEF les enjoignant, presque menaçant, à retirer leur communiqué. Il n’eut en revanche aucun mot pour dénoncer les torrents de boue déversés sur les réseaux sociaux sur le MRJC. Après tout, que connaît Vincent Neymon de l’Action catholique, lui qui fréquente les chachas de l’Emmanuel de la paroisse Saint-Marc-des-Bruyères à Asnières ? Que connaît-il de la vie, la vraie, enfermé au siège de la CEF, avenue de Breteuil, dans le très chic 7e arrondissement de Paris ?

La même chose pourrait être écrite pour la majorité des évêques qui ne savent que faire de l’Action catholique jugée moribonde. Quand bien même les principes qu’elle porte, son « voir-juger-agir » n’a pourtant jamais été aussi adéquat pour appréhender nos sociétés qui n’ont plus que faire des positions de l’Eglise, surtout après cet ultime épisode de la marche pour la vie. Le grand nombre, à cette aune, estime que l’institution est bel et bien encalminée, il n’y aurait plus qu’à attendre qu’elle s’effondre sur elle-même. Sombre perspective à laquelle nous ne pouvons nous résoudre : le message chrétien n’est pas la marche pour la vie et la foi n’est déposée ni dans les bureaux de la Curie ni dans ceux de la CEF. L’Evangile est plus grand que l’Eglise, que sa hiérarchie et ses fidèles ultras qui n’ont plus rien de fidèles mais qui s’apparentent davantage à des militants politiques. L’Eglise n’en finit pas de rater sa cible : elle confond l’annonce de la Bonne Nouvelle avec la Loi et ses principes moraux indépassables, comme si c’était la morale qui permettait l’adhésion à la foi chrétienne ! En pleine semaine pour l’unité des chrétiens, cet épisode malheureux vécu par le MRJC démontre que dans l’esprit de la structure ecclésiale, l’unité est surtout uniformité et que s’il est clamé une volonté de dialoguer, en vérité, il n’en est rien : des sujets demeurent tabous, la transgression toujours vivement châtiée. Et pourtant, il faudra bien que l’Eglise sorte de cette ornière et se décide à entamer une réelle réflexion sur ces questions, sans passion ni idéologie mais en faisant un peu de théologie, comme elle a toujours su le faire dans les siècles passés.

Les Jeunes Ruraux, qui ne vivent pas à côté du monde mais bien dans le monde, l’ont compris et, avec courage, ont écrit ce que quantité de chrétiens, dans l’Eglise et en-dehors, pensent ; ils ont permis de faire entendre la voix de cet immense cortège qui n’était pas dans les rues de Paris aux côtés des plus vindicatifs, celles et ceux qui souffrent dans leur vie quotidienne de ces prises de positions ultras qui déconsidèrent leurs témoignages et la foi en Jésus mort et ressuscité. Golias soutient pleinement le MRJC et souscrit totalement à ce communiqué. Courage, les jeunes !

Découvrez l’ensemble de notre dossier en téléchargeant le n°512 de Golias Hebdo : http://golias-editions.fr/article5507.html

186 commentaires

Chers amis de Golias,

Je fais œuvre de miséricorde en vous invitant à un retour à la réalité de notre Eglise aujourd’hui. Marco Politi, un vaticaniste de sensibilité progressiste, a résumé la situation à Rome aujourd’hui : " 10 % de cardinaux sont totalement hostiles à François, 20 % lui sont totalement dévoués, et 70 % attendent... son départ." C’est simple. Et cela m’a été confirmé par un séminariste de Rome. Le prochain pape ne sera pas François II ni Benoit XVII, mais Jean-Paul III, François et Benoit XVI étant simplement deux aspects de la personnalité de Saint Jean-Paul II. Nous attendons donc Jean-Paul III - Mgr Dominique Rey ?

Bien à vous

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franchement qu ils restent ces corbeaux dans leur confessionnal ainsi ils tiendront aux araignées qu il ont dans le plafond mental je connais un pretre ouvrier qui est parti de cet eglise conservatrice et racornie

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l’Eglise s’eloigne totalement de la vie réelle des citoyens.

On ne peut avec des positions rétrogrades et conservatistes, oubliant les avancées biologiques et scientifiques, que parler à un nombre extrêmement restreint de personnes.

Surtout qu’en se positionnant en "ordre moral" l’Eglise ne peut que se faire opposer sa pratique = les mœurs de ces prétres plus enclin à la pédophilie ainsi qu’aux perversions et mensonges qu’à etre des exemples de moralité.!!

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Voici un topo que j’ai trouvé sur internet, que peut-on répliquer ?
Par pitié, évitez-moi les réponses polémiques, je n’ai besoin que d’arguments ...

L’AVORTEMENT :
Un DROIT ? Ou un CRIME ?

Les arguments

I ) L’EMBRYON EST-IL UN ÊTRE HUMAIN ?
=> De la fécondation à la mort, la vie d’un être humain est une évolution continue passant par différents stades : embryon, fœtus, nouveau-né, nourrisson, enfant, adolescent, adulte, vieillard etc.
=>Le passage d’un stade à l’autre se fait sans discontinuité.

Le ZYGOTE est le premier stade de l’embryon dans lequel se réunissent les 23 chromosomes du père et les 23 chromosomes de la mère.
Puis l’embryon se divise en 2, 4, 8 cellules...
Des signaux circulent entre les cellules montrant qu’il existe une organisation entre elles.
De la cellule œuf au fœtus, tout prend place de façon ordonnée et tout ce qui est nécessaire à la constitution de l’individu total est DÉJÀ PRÉSENT.

=> L’EMBRYON EST DONC DÉJÀ UN ORGANISME , UN ÊTRE VIVANT ( et non un kyste ou un simple amas de cellules).

=> Puisqu’il est un être vivant avec un patrimoine génétique humain, c’est bien un ÊTRE HUMAIN.

(Notons qu’il n’existe pas de stade pré-embryonnaire car, à l’étape qui précède, l’embryon n’existe pas encore ; seules existent deux gamètes (ovule et spermatozoïdes). La fusion de ces gamètes, au moment de la fécondation, marque le début du développement d’un nouvel être humain au patrimoine génétique unique.)

=> Supprimer un embryon, c’est donc bien SUPPRIMER UN ÊTRE HUMAIN.

II) LA DIGNITÉ DE L’EMBRYON DÉPEND-ELLE DU « PROJET PARENTAL » ?
On a vu apparaître ces dernières années un argument d’après lequel l’embryon, dépendant de ses parents pour sa conception, ne peut être tenu pour respectable que lorsqu’il fait l’objet d’un « projet parental », c’est-à- dire uniquement si ses parents désirent sa naissance.

=> Dans le contexte du recours à l’avortement, il est invoqué pour légitimer certaines IVG au motif que la grossesse n’est pas désirée. Il pose pourtant de graves questions éthiques car L’ARGUMENT INTRODUIT UN RELATIVISME RADICAL DANS LA DÉTERMINATION DE LA DIGNITÉ HUMAINE.

=> Avec ce concept, on oublie en effet qu’au-delà du « projet parental », il y a une réalité, UN ÊTRE HUMAIN DINT L’EXISTENCE NE DEPEND PAS DE LA RECONNAISSANCE QUE VEULENT BIEN LUI ACCORDER LES PARENTS...

=> Faire reposer la dignité de l’être humain non plus sur son existence effective mais sur le projet des parents, = C’EST AFFIRMER QUE LA DIGNITÉ N’EST PAS INHÉRENTE À L’ÊTRE HUMAIN MAIS QU’ELLE DEPEND DE LA VOLONTÉ D’AUTRES PERSONNES SUR LUI.
=>N’est-il pas redoutable de faire dépendre le respect de la dignité de chacun du bon vouloir d’autrui ?

La personne humaine ne doit- elle pas être respectée pour elle-même et en elle-même, comme sujet unique possédant en soi-même une valeur intangible ?

III) L’AVORTEMENT : UNE LIBERATION DE LA FEMME ?
=> L’embryon, ou le fœtus, sont-ils une partie du corps de la femme ?
La dépénalisation de l’avortement fut à l’époque revendiquée par les féministes au nom du « droit à disposer de leur corps ». Il est aujourd’hui toujours farouchement défendu comme tel, ce qui explique sa banalisation.

=> Pourtant, biologiquement, l’enfant n’est pas une partie du corps de sa mère : il en est l’hôte. La preuve en est : l’enfant a un patrimoine génétique distinct de celui de sa mère ; il peut même, en cas de dysfonctionnement du corps de sa mère, produire des anticorps ; il continue à se développer normalement même si la mère est dans le coma.
- Certes, l’enfant in utero dépend totalement de sa mère mais pas plus qu’un nourrisson qui est notamment incapable de se nourrir seul. Pourquoi donc le « droit de la femme à disposer de son corps » supplanterait-il celui de l’enfant à vivre, droit fondamental de tout être humain ?
=> La LIBERTÉ DE LA FEMME est donc objectivement limitée par l’impossibilité de disposer de la vie et du corps humain de cet embryon qui est bien distinct de son propre corps.

( genethique . org )

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Un article mensonger et méprisant pour les femmes pauvres. 29 janvier 12:06, par Philippe Edmond

Plusieurs éléments de l’article sont faux.
- Il n’est pas simplement reproché au communiqué du MRJC de s’être "désolidarisé" mais de l’avoir fait en oubliant totalement le jugement négatif de nombreuses personnes, dans et hors de l’Eglise sur l’avortement.
- La date de la marche est le dimanche qui suit l’anniversaire de la promulgation de la loi Veil, le 19 janvier 1975.
- Le plus grave étant que ce texte ignore lui même "la vraie vie" et un "Voir, Juger, Agir" concret en ignorant la souffrance des femmes poussées à avorter.
Le vicaire général de la Mission de France a au moins le mérite de savoir et de dire le vécu réel des femmes :
"« Si tu ne le fais pas sauter, je te quitte ! »
Lequel d’entre nous n’a pas reçu un jour cette confidence de la part de femmes en détresse ? Elle a ses variantes : « je te dénonce » ou « je te vire ». J’en ai encore le vertige quand leur visage ou leur récit frappe à la porte de ma mémoire. Combien de jeunes filles, de jeunes femmes de tout milieu, ont vécu une grande solitude, abandonnées par leur compagnon au moment où leur vie basculait dans l’inconnu ? Encore que l’égalité des milieux n’ait ici rien d’objectif, tant la misère s’incruste dans un monde plutôt que l’autre. L’environnement familial n’est pas toujours disposé à entendre ce qui dérange l’ordre rêvé et ce qui déroge à ses valeurs espérées. L’environnement social n’est pas toujours disposé à accompagner avec la délicatesse voulue le choix d’une vie inattendue. Et l’on voudrait que la décision pèse de droit et de tout son poids sur deux seules épaules.

Oui, l’avortement est un drame. L’histoire de l’humanité en a écrit de pleines pages. Mais, à quel moment commence le drame ? Dans l’antichambre de l’hôpital ou dans les évènements qui l’ont précédé. Quels évènements ? Terrible euphémisme pour désigner des rapports homme-femme chargés de passion pas toujours légère ni confortable. L’Eglise sait faire la différence entre l’acte et la personne. Elle mesure la portée du lien, mais l’exprime avec maladresse si bien que le sentiment d’exclusion l’emporte trop souvent.

La prise de position du MRJC a quelque chose de dérangeant."
La suite de son texte n’est pas bien cohérente, mais on ne peut pas lui reprocher d’être resté dans l’idéologie et le refus de voir toutes ces souffrances qui se manifeste dans votre article.

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Gino

Vous savez bien que la CEF est sous emprise de ces groupes via l’OD depuis la nomination de Barbarin. Et vous savez bien la nuisance de ce mouvement en France et pas que depuis l’affaire de Bröglie mais depuis bien avant. Ca remonte à l’époque des années 30 et des premières visites de Balaguer à Pétain et à l’Action Française. Depuis, l’emprise n’a fait que progresser sur l’épiscopat français et au sein des pouvoirs politiques, financiers et industriels.

Et depuis la nomination de Barbarin, on peut dire que tout le monde est au garde à vous et cette allégeance se retrouve dans un maximum de journaux cathos aussi. En dehors de Golias, vous trouvez quel journal catho français qui ne soit pas aux ordres de la CEF et ne distille pas la bonne parole opusienne ou charismatique sur les sujets contraception, avortement, vie conjugale ?

Et vous avez vu concernant le MRJC, la première pression-menace qui leur a été faite par la CEF a été financière. Ca m’a fait rire parce que ça m’a rappelé tellement de souvenirs...C’est tellement LA façon de procéder de ces groupes ultra cathos dont l’OD, en parallèle avec le déni de chrétienté parce que protestant contre des démarches liberticides et antiévangéliques...C’est tellement caricatural que ça devient hilarant. On arrive je trouve à un point où ces groupes ultra cathos se sentent tellement dominants et puissants au sein de la CEF tant au plan idéologique que politique et religieux, ils sont tellement dans leur fantasme de domination qu’ils osent tout, y compris les procédés les plus mafieux.
Je ne sais pas si ça vient de la formation ISCOM de Neymon ou quoi mais, il a adopté résolument le style OD.com.
Il a dû prendre des cours particuliers à l’Emmanuel, vous pensez pas ? ;-))
Bien sûr, que le MRJC est dans le concret de la vie.
Il l’a toujours été. On retrouve ça aussi chez les jeunes de la JOC. Qui n’ont pas du tout les mêmes avis sur la contraception, l’avortement, les droits des femmes, que les groupes liés aux mouvances cathos dérivantes ultra réacs et sectaires opusiennes, légion du Christ, FSSXP et autres charismatiques.
Le souci c’est que ces avis différents, la presse catho comme l’épiscopat les ont balayés, ont tout fait pour étouffer cette parole qui ne devait plus exister. Via toutes leurs démarches de captation de paroisses, d’aumôneries et groupes d’animation jeunesse depuis les années 80, via leur pénétration et financements ou prises d’intérêts via différents groupes de presse cathos, via l’opération JMJ depuis un certain nombre d’années, leurs courbettes et des nominations de certains de leurs poulains auprès de la CEF.

Mais depuis l’ère Barbarin, c’est tellement du tout cuit, tout moulu, qu’elles n’ont plus rien à faire pour s’affirmer.
Que des mouvements de jeunesse catho osent alors se démarquer publiquement, ça devient un crime de lèse majesté.
C’en est comique !

Mais c’est pas la première fois qu’ils se prennent un direct du gauche du monde rural. Les associations féminines cathos en milieu rural, avaient déjà tapé du poing sur la table à plusieurs reprises dans différents diocèses.
Donc que le MRJC le fasse, c’est dans la continuité.

C’est pas parce que les groupes ultra cathos veulent faire croire que les cathos en général sont anti-IVG qu’ils le sont réellement. Désolée d’en décevoir beaucoup mais la plupart sont Pro-Choix. Femmes comprises.

Et ça vient de deux facteurs historiques majeurs mais souvent peu dits :

- Un certain nombre de familles rurales ont subi des enfermements de jeunes filles dans les couvents prisons du Bon Pasteur, de la Miséricorde. Et en sont ressorties traumatisées et si toujours cathos, ont pris largement leurs distances d’avec les idéologies anti IVG religieuses.

- L’avènement de la contraception, mais aussi de soins génésiques en milieu rural, ont permis à nombre de femmes de pouvoir sortir d’un certain esclavage à la domination masculine. Ca s’est fait plus lentement qu’en milieu citadin. On peut dire que ça a pris son essor dans les années 90 en terme de divorces (souvent tardifs et concernant des femmes dans la soixantaine), et du coup, ça a contribué à changer les mentalités catholiques féminines en milieu rural , traditionnellement plus conservatrices qu’en ville. Ca s’est ressenti au sein de l’Action Catholique des Femmes.
Les violences sexuelles conjugales et intrafamiliales ne sont plus taboues, l’inceste en milieu rural est sorti aussi un peu du silence absolu. Les femmes catholiques en monde rural, les jeunes ne sont plus dans cette espèce de crainte et de terreur et de non dit qui ont persisté jusque dans les années 90.
A partir de là, les nouvelles générations sont plutôt pro-Choix et ont tiré les leçons de l’aliénation des aînées en milieu rural.

Donc si en ville, certains milieux jeunes ultra bourgeois exaltent le renouveau de la virginité, de l’antiféminisme, des idéologies anti contraception et anti IVG comme fers de lance d’un catholicisme bon teint, on peut dire que la sauce prend moins en milieu rural où les violences ont eu de graves répercussions sur les destinées féminines durant près d’un siècle. Et les femmes conscientes de tout ça, n’en veulent plus.

Beaucoup de femmes rurales sont aussi parties en ville ou ont pris une activité professionnelle pour gagner en autonomie, ont fait des choix de vie pour sortir de destinées soumises, certaines ont rompu avec un milieu familial trop machiste, trop tradi, trop autoritaire et dirigiste.
C’est pas pour retomber dans l’ornière de leurs grands-mères...
Même si on peut dire que maintenir leurs droits et les accès pour faire valoir ces droits, c’est plus compliqué en campagne, du fait de la disparition des services publics y compris au plan sanitaire et social, il y a peut-être plus qu’en ville, le sentiment que ces droits des femmes, ces accès sont importants pour ne plus subir ce que les anciennes ont subi.
Certes,on peut dire aussi que certaines néo-rurales citadines (sans pour autant être cathos) peuvent être tentées de remettre une couche de conservatisme et d’antiféminisme...mais ce courant écolo-conservateur citadin qui voudrait remettre les femmes à la maison et sous dépendance masculine, se heurte à des familles monoparentales, de plus en plus majoritaires en milieu rural, confrontées à un certain abandon des hommes, et à la misère, à l’isolement pour élever leurs enfants et conquérir leur autonomie. Ce qui ne prête pas à retomber dans les vieux schémas réacs.

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Corneguidouille ! Le "courage" du MRJC ? Pas moins ? Seigneur, quel courage faut-il pour professer la doxa qui est presque la seule tolérée - tolérée ? Que dis-je ? Autorisée ! - dans les hauts lieux de la république ? Ah, qu’ils devaient trembler de peur et regarder par-dessus leur épaules en écrivant leur communiqué. Nul doute que d’innombrables censeurs laïcs allaient leur tomber sur le paletot. Mon dieu, j’entrevoie déjà Macron faire les gros yeux au MRJC ! Et voilà Hidalgo qui se pointe, ses éclairs laïcs prêts à foudroyer ces impudents !
Ou pas.
Peut-on parler de courage alors que le soit-disant "droit" à l’IVG (qui n’est pas un droit, mais une dérogation, si j’en crois la loi. Parler de droit est un abus de langage) est devenu une opinion non seulement autorisée mais quasiment obligatoire ? Et que le défendre, c’est hurler avec les loups. Mais de qui se moque-t-on ?

Je note avec grand intérêt que, pour l’auteur, défendre la vie est une position "nauséabonde". Qu’il s’agit forcément d’une position "d’extrême-droite" (ce qui, dans sa bouche de journaliste de l’Obs, doit signifier la damnation éternelle sans possibilité de rédemption).

Depuis quand, pour être dans l’Eglise, faut-il adhérer à ses dogmes ? Bonne question... Depuis toujours, non ? Voudriez-vous faire partie d’un club sans adhérer à son règlement et à ses obligations ? La défense de la vie, une "position hiérarchie ô combien polémique" ? Si défendre la vie relève de la polémique, je ne donne pas cher de votre société (de toute façon, je n’en donne déjà pas cher...).

Les marcheurs de la vie seraient des "catholibans" ? Fi de vos insultes, monsieur, essayez-vous un peu à l’observation. Votre simple présence aux abords de la marche vous aurait permis de découvrir qu’il n’y avait nulle violence et nulle haine. Simplement une foule déterminée (vu la pluie) et joyeuse, en marche pour défendre le plus faible de tous : l’enfant à naître. Vous pourriez bien combler les innombrables lacunes que vous avez concernant la Marche et ses participants. Vous pourriez même apprendre que la date n’a rien à voir avec la mort de Louis XVI, mais que la Marche se tient traditionnellement le 3e dimanche de janvier. C’est tout. Ainsi, l’an prochain, ce sera le 20 janvier. Pas le 21. Avant d’insulter les gens, commencez par vous informer. Si tant est que vos oeillières vous le permettent.

Selon vous, nous igniorerions un pan entier de la doctrine de l’Eglise ? Tiens donc. Auriez-vous l’amabilité de nous la préciser ? Il me semble d’ailleurs assez truculent de lire cela dans la bouche de quelqu’un qui crache sur l’un des points majeurs de ladite doctrine : la défense de la Vie.
Bien entendu, il ne faut pas se limiter à cela. Oui, il y a les questions sociales, d’aide du prochain, d’accueil, etc... Mais la défense de la vie est primordiale et peut prévaloir sur tout le reste. Parce que tout commence avec la Vie. Si vous n’êtes pas en vie, vous n’avez aucune possibilité.

Nous ne connaîtrions rien à la vie, au vrai monde ? Nous vivons dans le monde, nous le connaissons aussi bien que vous. Les gens qui défilent lors de la Marche sont eux aussi touchés par les malheurs et les vicissitudes de la vie. Eux aussi ont connu des gens qui souffrent, qui ont voulu ou ont eu recours à l’avortement. Croyez-vous donc que nous sommes enfermés dans une tour d’ivoire, dissertant de théories dans un monde idéal ? On se demande qui est aveugle, ici...

Quant à votre "courage les jeunes", je le prends pour nous. Venez à la Marche, vous y verrez des gens de tout âge. Mais particulièrement des jeunes. Rien que pour les bénévoles, nous étions une majorité de jeunes. Parmi près de 1 000 bénévoles. Continuez donc de distribuer vos anathèmes, vous qui êtes bien confortablement assis dans l’air du temps. Nous continuerons, nous, de marcher et de défendre la vie.

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Bonjour
Dieu merci le Christianisme se réduit pas à l’église qui se dit catholique ni à aucune autre église d’ailleurs.

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Golias crache sur les évèques et l’Eglise catholique à longueur de journée ... et s’étonne qu’elle n’ait pas envie de financer à hauteur de 525000 euros un de ses poulains ! Paradoxal ...

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Le MJRC est d’action catholique , ancré dans la réalité du monde du travail des hommes pour produire des fruits de la terre qui nous est confiée
On trouve encore dans les campagnes de vieux prêtres parfois anciens prêtres missionaires de la mission de france .
L’église des chrétiens sociaux existe mais n’a pas les moyens de se faire entendre face au bruit des " versaillais "
Les évêques de france tous ou presque nommes par JP 2 ou Benoit 16
Ne se comportent pas en pasteurs mais en jgardiens d’une église enfermée dans la forme .

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L’IVG est un mal, même si je me garderai bien de juger une femme qui y a recours, par exemple à la suite d’un viol. Simone Veil avait prévenu que ce serait toujours un drame.

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bonjour

"Depuis quand, pour être d’Eglise, faut-il marcher au pas de l’oie, le doigt sur la couture du pantalon ?"
depuis toujours !

Rien de nouveau ou du moins il s’agit de l’attitude des catholiques de Paris...

Pour la MRJC : leur prise de position est certainement plus compréhensible dans la mesure où ils sont plus en prise directe avec les réalités.

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