Parution : 23 octobre 2018
De la religion à la renaissance

Religion de mon enfance, si tu savais comme j’ai cru en toi et combien de temps il m’aura fallu pour me libérer de toi. Aucun enfant ne souhaite mourir et tous les contes de fées sont pour lui des merveilles. Le cœur s’éveille devant un ciel bleu, des montagnes à perte de vue et il est si facile d’émouvoir le cœur d’un enfant. De l’émouvoir et de lui inoculer la peur et des croyances d’un autre monde. L’enfant qui grandit sous tes ailes comprend peu à peu qu’il est coupable de vivre. Qu’il doit la vie parce qu’un autre est mort pour lui. Qu’il est le fruit d’un péché inextinguible. Terrible déconvenue puisqu’il devra vivre en se souvenant qu’il est éternellement redevable et qu’il devra désormais expier sa faute. Ainsi une épine est plantée au fond de son cœur, invisible et douloureuse. Voilà comment s’achève avec la religion l’innocence de l’enfant.

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Vois-tu de quoi tu es coupable ? Vois-tu seulement que tu as pollué la vie, tué l’innocence, brimé des milliards de fidèles ? Au nom de tes dieux, innombrables et justiciers. Religion, tu as empêché l’homme d’être heureux. Et, du haut de ton autorité divine, tu as empêché la femme d’être l’égale de l’homme. Et tu as mis partout des gardiens de ta Loi pour rappeler à chacun combien il était pécheur devant les dieux et ses commandements. Tristesse, je vois toutes ces âmes qui se sont données à toi, pensant se donner à l’Amour. Tristesse, je vois toutes ces vies que tu as sacrifiées sur l’autel de tes mortelles chimères. Tristesse, je vois que tu n’as offert aucun véritable progrès à l’humanité. J’avais longtemps cru en toi de la même façon que j’avais cru au père Noël. Si seulement tu voyais la profondeur de l’abîme que tu as creusé sous ma chair. Mais vois-tu seulement de quoi tu es capable ? Tu as tué le bonheur, le goût de vivre sans crainte, tous ces talents qui ne demandaient qu’à se déployer. Trop aveuglée par ta Vérité. Vois-tu, si je t’ai abandonnée, le cœur lourd, ce n’est pas par infidélité à Dieu. C’est que hors de toi est mon salut. Mais, il est vrai, c’est un chemin difficile : lâcher cette béquille qui me rassurait. Tu as tellement perverti le sens des mots, la justice, l’amour, la vérité, la vie ici-bas. Que nombreux sont ceux que tu as blessés et qui, malgré tout, restent encore en ton sein. Par fidélité à Dieu, pensent-ils. C’est là, religion, ta perversité suprême. Parce que tu n’as cessé de leur rappeler que tu détiendrais les clefs de leur Salut, que sans toi ce serait la damnation éternelle. Tu auras vraiment empoisonné la vie, de la naissance à la tombe. D’ailleurs, au cours des âges, tu n’as cessé de persécuter, de jeter l’anathème, de menacer de tes flèches le libre-penseur. Ton amour pour le genre humain est vraiment infini, infiniment pathétique. Mais tu dois à tes persécutés de n’être pas encore morte, seulement moribonde. Parce que finalement, ils ont vu juste, t’auront contrainte à moins d’obscurantisme et davantage de raison. Vois-tu, tes croyances sont de pacotille, comme tes menaces. Tu n’as jamais détenu la moindre parcelle de Vérité. La vérité se joue hors de toi. Elle se vit dans nos entrelacs, les méandres de nos vies. Elle se joue de toi, se joue dans nos vies. Elle se vit au creux de nos défaites et de nos réussites. Et nous ne te devons rien, si ce n’est de nous avoir rendus enfin lucides : notre vie nous appartient. M’éloignant de toi, je me suis ouvert aux autres, différents de moi. M’éloignant de toi, je me suis ouvert au monde. M’éloignant encore de toi, j’ai commencé à aimer à égalité la femme, les homosexuels et tous ceux que tu n’as cessé de rejeter. Loin de toi, j’ai commencé à aimer la vie. C’est tout de même un comble quand j’y pense. Quand je pense que tu étais censée nous montrer « le chemin, la vérité et la vie ». Et quand je pense qu’écrire ces simples mots m’aura demandé un tel déconditionnement, une telle audace, une telle reprise en main de ma vie. C’est à pleurer devant tout ce temps perdu. Et dire que je ne suis qu’une de tes innombrables victimes. Même si je sais que ce n’est pas forcément avec la même gravité, mais selon l’histoire de chacun, sa compliance à ta volonté. Mais de tout temps, tu auras pesé de ton joug sur l’humanité. Tes croyances sont d’ailleurs à ce point innombrables qu’elles se disputent entre elles la Vérité. Et reviennent en force malgré l’avènement de la raison et des sciences. Vois-tu, mais tu le sais parfaitement, tu continues à rassurer l’humain devant sa peur de vivre et sa mort prochaine. Durant tous ces siècles, tu auras mené à la perfection la rhétorique de la servitude, tantôt forcée tantôt volontaire. Pourtant, je ne cesserai de le répéter, tant c’est vital : il n’est nul besoin de croire en toi pour vivre enfin. Au contraire, il revient à chacun de se libérer de ton joug pour apprendre à se faire enfin confiance. C’est ainsi que j’ai pris le chemin de la connaissance de soi pour muer peu à peu, sans crainte de faillir encore. À mesure que je suis entré en moi, j’ai appris qui j’étais, j’ai renoué avec mon désir de vivre et cet enfant innocent que tu as contribué à tuer. Je ne me fais plus d’illusions à ton sujet, je te regarde dans les yeux et je vois bien cette vérité que tu n’auras cessé de nous cacher : aucune de tes réformes n’effacera jamais tes crimes ni ne pourra te rendre désirable. Il vaudrait mieux pour nous que tu meures, afin que nous vivions enfin. Et par ces mots, moi l’enfant à jamais innocent, je désire ta mort comme je désire renaître.

Pour échanger de vous à moi :
hubert.pascal333@gmail.com

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De la religion à la renaissance 6 novembre 2018 16:08, par Jean-Marc CAFFET

Bonjour,
ce nouveau texte de Pascal Hubert est remarquable et très bien écrit. Je m’en sens très proche.
Cependant je vous dois peut-être une explication. Comment se fait-il que tout en remettant en cause moi aussi ma religion et mon Eglise, je me consacre en même temps au dialogue interreligieux notamment au travers de mon blog Carrefour du Silence (http://www.carfousilence.canalblog.com/) ? N’y a-t’il pas là une contradiction ? Je me suis évidemment posé la question à moi-même.Voilà donc comment j’explique la chose :
1° lorsqu’en 2002 j’ai commencé à militer en faveur du DI ma remise en cause de la religion n’était pas encore aussi avancée qu’aujourd’hui.
2° les religions existent c’est un fait, qu’on le veuille ou non et, on ne le sait que trop, elles ont été au cours de l’histoire facteur de divisions et de guerres et encore aujourd’hui. Dès lors si l’on veut bâtir la Paix (et cela a toujours été mon "job" dans divers engagements) il devient indispensable et urgent qu’elles se rencontrent, se connaissent davantage et entrent en dialogue. De plus si l’on veut bien les considérer un instant non pas à partir de leurs bassesses mais de leurs sommets, il faut bien admettre qu’elles comportent toutes à l’origine un certain nombre de valeurs ou de principes de sagesse à observer pour vivre en harmonie, en Paix (exemple la fameuse règle d’or reprise sous une forme ou une autre par chacune d’entre elles : "Ne fais pas aux autres etc...). Aussi, pour peu qu’elles sachent mettre de côté leurs rivalités et leurs prétentions à détenir l’unique Vérité, elles peuvent en diverses circonstances menaçant la Paix, l’avenir de l’Humanité, de la planète, parler d’une seule et même voix et ce faisant, avoir une influence non négligeable sur certaines dangereuses orientations. Elles peuvent donc être précieuses, d’un grand recours, et en attendant qu’elles fassent leurs propres aggiornamenti, soyons pragmatiques et sachons ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain !...
3° je voudrais attirer l’attention sur ce que je préconise en terme d’élément de dialogue interreligieux à savoir la pratique commune et collective de la méditation précisément. Une pratique expérimentée dès l’origine par leurs mystiques respectifs (dont les expériences spirituelles du divin présentent souvent de troublantes similitudes...) lesquels, à l’exemple des Pères (et Mères) du désert, pressentaient et désapprouvaient une sensible évolution institutionnelle déjà sujette à certaines dérives... d’où leurs choix de se retirer dans la solitude et l’intériorité. Et effectivement c’est ce que décrit Gérard Fomerand dans son livre "Le Christianisme intérieur, une voie nouvelle" que j’ai lu moi aussi. Et si cette pratique était susceptible d’amener progressivement et collectivement les diverses traditions à se transformer ?...
4° enfin pour terminer sur cette question, je ne vous cache pas que je vis encore des moments d’ambivalence et que je me surprends quelques fois à m’adresser à Dieu comme à une personne, à le supplier d’intervenir sur les grands enjeux qui nous menacent tous ou encore à lui demander protection pour moi et mes proches alors que par ailleurs, considérant que les religions monothéistes se trompent complètement, je doute de cette conception d’un Dieu amour et miséricordieux comme je l’ai expliqué à la suite de l’article précédent. C’est ça le doute et c’est très inconfortable n’est-ce pas ?
J’espère que ces quelques réflexions ne vous auront pas trop ennuyé...

Jean-Marc

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De la religion à la renaissance 25 octobre 2018 09:53, par Françoise

Personnellement, j’aime beaucoup votre évolution, Pascal.
Je partage globalement votre cheminement, en séparant la foi (que je cultive et préserve au quotidien, qui m’accompagne au fil du temps) de la religion (décevante, criminelle, abusive, corrompue et dont je me suis progressivement éloignée au fil du temps lorsque j’ai découvert crimes, délits, escroqueries, dérives sectaires des religions et pas que ceux du catholicisme romain).
Plus j’avance en âge, plus je me dis qu’en réalité, ce type de cheminement correspond à une forme d’individuation spirituelle, donc une maturité à laquelle tout croyant parvient lorsqu’il accepte de sortir de dépendance au plan psycho-affectif. Et qu’il ne voit plus le monde qui l’entoure comme menaçant mais ouvert, solidaire, et riche d’enseignements divers pour avancer lui-même et partager, participer à faire avancer la société.

Notre religion s’est considérablement révélée dans le pire depuis quelques décennies et ne pouvant contrairement au passé, plus cacher ses crimes (la mondialisation des échanges permet d’accéder à des informations réservées uniquement autrefois à une coterie et soigneusement dissimulées au plan médiatique). Pour continuer dans la foi, il fallait donc s’ouvrir différemment du passé, ouvrir les fenêtres et les portes.

Si nous avons pu être très déstabilisés, parfois écrasés par certaines découvertes, contradictions, je trouve avec le recul que cette situation est riche d’enseignements sur ce qu’est réellement la foi et ce qu’elle n’est pas.
Elle nous pousse à l’autonomie. Et je me dis que c’est en réalité une grande chance qui nous est offerte, de réaliser une certaine émancipation.
Après, c’est évident, chacun est libre de saisir ou pas cette opportunité, qui peut en effrayer beaucoup. Mais quoi qu’il en soit, il me semble que c’est une source d’avancées majeures. A tous les niveaux. Et qui fait progresser l’humain, en élevant son niveau de conscience dans différents domaines.
Je trouve donc votre terme de renaissance tout à fait approprié. Mais à ne pas confondre toutefois avec le rebirth des groupes pentecôtistes dérivants sectaires. Qui me semble plus incarner un miroir aux alouettes et un piège qu’autre chose.

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De la religion à la renaissance 24 octobre 2018 17:44, par PARENT MARCEL

MA REPONSE SPONTANEE

Cher Monsieur, Voilà que je tombe, en lisant Golias par hasard, sur votre pertinent article à propos de cette religion qui disjoncte malgré sa puissance financière et médiatique qui a complètement occulté Dieu aux yeux de ceux qui voudraient vivre en Chrétiens... Je vous invite à lire D Bonhoffer qui va vous ramener sur le vrai chemin qui mène à cette nouvelle vie que vous propose notre Créateur... Je suis de tendance protestante Réformée qui recherche la vérité biblique sans fanatisme, sans obscurantisme, sans dogmatisme, sans papisme ni clergé dépassé. J’essaie de me laisser humblement guider par la Bible et la foi qu’elle me suggère en me faisant comprendre que Dieu fait grâce aux petits qui se tournent vers Lui dans la simplicité, la vérité, la charité et l’espérance qui ne trompe pas. Je suis un prédicateur laïc vieillissant et j’ai eu l’occasion de présenter la prédication qui suit concernant un “Christianisme non religieux” que revendiquait D.Bonhoffer. Sans vouloir me jeter des fleurs à moi-même, je pense que certaines idées simples qui s’y trouvent pourraient compléter, de manière réjouissante, l’article pertinent que vous avez écrit et dont je vous remercie parce que vous m’avez donné l’occasion de témoigner spontanément. Cordialement en Christ, M.PARENT

PREDICATION DES CHRETIENS NON RELIGIEUX. (Ref.[1COR 1(10à21)+1COR 11(16à18)+1THE.5(14à23)]

On dit que la meilleure façon d’aimer une chose, c’est de se dire qu’on pourrait la perdre. La « chose », si je peux m’exprimer ainsi et que j’évoquerai aujourd’hui, c’est le respect biblique de la Parole de Dieu. Lequel est le pilier immuable des idées de liberté, de vérité et d’espérance des Chrétiens sans lesquelles le monde ne pourra survivre… Nous ne pouvons pas laisser disparaître ce trésor de nos vies et de celles de nos proches. Parce que, si cette Parole véritable n’est plus là, le joyau spirituel qu’elle constitue disparaîtra au profit du chaos, des tristesses et des fausses joies.
Il y a, aujourd’hui, un tel marasme dans les esprits que nous ne prenons plus le temps de réfléchir, et de prendre position, devant…. les nouvelles orientations et les nouvelles attitudes qui se présentent à nous. Ces dernières ne sont plus, pour la plupart, conformes à nos références de Chrétiens. Nous faisons des amalgames avec toutes sortes de notions et de situations qui n’ont pourtant rien à voir les unes avec les autres. Et nous vivons ainsi avec de fausses certitudes qui induisent en nous de fausses vérités. Nous en sommes mêmes arrivés à approuver, tacitement, des décisions qui vont nous réduire et nous écraser. C’est donc devenu difficile d’être chrétien, de le rester et c’est normal de douter parce que l’itinéraire n’est plus bien tracé et conforme à nos vraies convictions. (*) Luther et sa force de réforme et de droiture chrétienne sont donc bien loin.
L’Apôtre Paul nous dit pourtant dans le 1er texte des lectures (1 Cor.1,10)
« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment…..18 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu ».
MAUVAISE INFLUENCE DES LES RELIGIONS A LA CARTE ET DES SECTES.
Le but de mon propos aujourd’hui est de vous parler d’un « christianisme sans religion ». Car là aussi nous avons vite fait de nous étiqueter les uns les autres et de nous disputer pour des queues de cerises comme le faisaient les Corinthiens : « Moi, je suis de untel ou untel… ». Alors que Paul leur répond : « Vous êtes de Christ. ; Respectez donc ce qu’Il vous a dit, c’est suffisant, n’en rajoutez pas… ».
C’est en parlant ainsi qu’Il s’était mis, comme le Christ, les religieux juifs à dos car Il heurtait l’enseignement que ces derniers avaient mis au point pour leurs « fidèles » afin qu’ils « gagnent Dieu ». Pour cela, rappelez vous, il y avait 613 ordonnances à respecter…., sinon,…. Or, vous le savez, on n’enferme pas Dieu dans quoi que ce soit !!! Des « dirigeants religieux » n’ont pas le droit de s’insinuer entre le Dieu tout puissant et ses créatures, qu’ils s’accaparent en imposant des règles qu’ils ont construites pour acquérir de l’influence sur leurs semblables. Parce que le seul intermédiaire entre Dieu et nous, c’est le Christ.
L’Apôtre Paul avait bien compris cette mystification quand il disait en (2 Thim.4) : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, 4 détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Et il ajoutait : « … examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ;… » (1Thes. 5,21). Les premiers réformateurs, eux, disaient : « Sola scriptura, sola fide, solo deo… » ( par l’écriture seule,….). N’en sommes-nous pas souvent loin aujourd’hui ???

DES FAITS DEROUTANTS.
Toutefois, nous pourrions avoir des circonstances atténuantes parce que des loups « présentant l’aspect de pasteurs honnêtes » rodent constamment autour de nous pour nous diviser, nous égarer et nous détruire.
Un fait déroutant, c’est qu’on entend, de plus en plus souvent, dire aujourd’hui que toutes les religions se valent. Tout cela, bien sûr, sans rien avoir approfondi mais en donnant la préférence au superficiel. Nous en sommes même arrivés aux « religions à la carte ». C’est ainsi que, dans ce melting pot, chacun en arrive à se construire sa « propre religion » pour se sentir mieux : un zeste de Bouddhisme, un doigt d’islam, une mesure de shamanisme, un peu d’Hindouisme et de témoin de Jéhovah… C’est là, avoir une attitude laxiste, qui est, en réalité, la négation de toute la vérité biblique. …. Il ne saurait en être autrement puisque c’est l’homme faillible qui décide en restant seul face à lui même…et à la facilité qu’il préfère pour sa religion personnelle.
Cette attitude pose problème parce qu’elle manque de fermeté et revient à traiter de menteur le Seigneur Jésus Christ, qui a dit : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père, si ce n’est par moi ». (Jean 14.6)
Autre fait déroutant vient de la mode actuelle qui est d’orienter le tir sur tout ce qui est chrétien. D’autant plus aisément que ceux-ci semblent de plus en plus avoir honte de l’être. Nous pouvons ainsi entendre une multitude d’inepties sur le sujet de la part de toute une série de « doctes personnages » qui, à force de raccourcis ou de manque manifeste de connaissances, diffusent un message complètement tronqué. Et, comme plus personne ne connaît encore correctement le sujet, tout le monde s’égare en les écoutant…Et, on tient pour vraies des idées complètement fausses en n’hésitant pas à faire taire celui qui pourrait, pourtant, donner une explication convaincante. (Cf conférences de Laurent)
Voilà résumée l’ambiance spirituelle dans laquelle nous sommes plongés sans toujours le vouloir parce que les moyens médiatiques des « marchands du Temple modernes » sont tellement considérables qu’ils peuvent s’attaquer et dénigrer, même la vérité, s’ils l’ont choisi ainsi. Il est normal que nous soyons devenus perplexes par moments. Il faut bien dire que la tendance actuelle est de baisser trop facilement la tête comme si nous acceptions ces mensonges Dieu nous ordonne de réagir.

RETOUR AU TEXTES CHOISIS.

Tout ce qui vient d’être dit doit peut être choquer ! C’est bon d’être choqué car c’est un indice de capacité de réaction, de pouvoir se redresser quand quelque chose préoccupe. C’est alors qu’on proteste, qu’on est protestant, qu’on « témoigne pour » et qu’on se met à défendre sa foi.
Pensez vous que Paul, quand il s’adresse aux Corinthiens en complet désarroi, eux aussi, devant la manière de se positionner face aux Ecritures, était plus à l’aise que nous maintenant ? Les uns qui croyaient en lui, Paul, les autres en Apollos, les autres encore en Christ, et d’autres encore, en Céphas !!! Situation semblable à celle que nous venons de décrire !!! Pire, voilà que Paul, lui-même, ajoute qu’il « faut des sectes parmi eux… ». 1Co 11:19 car il faut qu’il y ait aussi des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels au milieu de vous ». Il stimule ainsi le désir de vouloir défendre la vérité comme le Christ l’exige de ceux qui veulent le suivre.

AUTRE SON DE CLOCHE.
Mais, comme Dieu le veut, il y a un son de cloche qui peut dominer toutes ces fausses allégations. Les Chrétiens ne sont pas cloués sur des lois statiques et contraignantes comme l’imposent les religions et les sectes…Chacun d’entre nous peut devenir un être audacieux, dans le bon sens du terme, s’il met en pratique la pure Parole comme Dieu nous le demande en étant conformes à une loi divine qui nous pousse les uns vers les autres « dans un même esprit ». Dans le désir de faire le bien. Au contraire de tous les bruits qui courent, je confirme que l’enseignement chrétien est une sorte d’ébullition : çà chauffe, çà fume, çà brûle, çà secoue… ça n’est pas inerte et fade. C’est si bon de ne pas nous sentir des moutons de Panurge bons pour l’abattoir. Mais pour faire partie, de cette troupe qui bouge, il faut avoir la foi qui nous est donnée par grâce. Il faut accepter d’appliquer le conseil que Paul donnait aux Thess : « Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ;… »

En me basant sur cette idée, je me pose une question comme m’y autorise la liberté d’expression et la tolérance de ma foi chrétienne : « Est il possible d’être un Chrétien non religieux ? ». C’est-à-dire une femme et un homme qui refusent d’appliquer ce que leur imposent d’autres hommes qui se sont attribué le droit de les diriger alors que Dieu dit : « Que le premier soit le serviteur de tous. » Ne devons-nous pas revenir à la source qui est le respect de la pure parole divine qui exclut tout excès de religiosité ?
André GOUNELLE, un Pasteur français digne de confiance déclarait : « Le chrétien non religieux pratique la prière, la lecture de la Bible, et le culte ; il parle le langage de tout le monde ; il n’oppose pas, mais conjugue l’amour de Dieu et celui du monde. Sa foi s’exprime par des actes plus que par des paroles ».. Pas besoin de Directeur de conscience si la Parole de Dieu est avec nous.
Dans le même esprit, je vous citerai encore D.BONHOFFER, ce martyr protestant du nazisme qui définissait ces notions de « Christianisme non religieux » :

Bonhoeffer y écrivait, il y a 70 ans, que la religion a fait son temps. Essayer de la maintenir telle qu’elle serait une erreur. Il faut, plutôt, inventer un christianisme non religieux, fidèle à l’Evangile, mais rompant avec les doctrines et pratiques traditionnelles qui ont fait leur temps.
La religion, selon Bonhoeffer, se fonde sur la faiblesse humaine et la puissance de Dieu. Elle méprise et condamne le monde. Elle se préoccupe de la spiritualité, de l’au-delà, et se désintéresse des réalités de l’ici-bas.
Or, d’une part, l’homme a développé aujourd’hui un savoir et un pouvoir tels qu’il a le sentiment d’être devenu majeur et de maîtriser sa vie….. La religion ne lui parle plus…..
D’autre part, la Bible…. nous dit que Dieu s’engage dans notre monde. L’Eglise, à l’image de Jésus, doit (donc) le servir, et non essayer de le dominer (pour l’utiliser en sa faveur). Pour témoigner de Dieu dans notre monde, et pour être vraiment évangélique, le christianisme doit devenir non religieux.
C’est, à mon sens, une des définitions les plus parfaites qui explique la réalité de l’existence du chrétien pour lequel Dieu, foi, grâce, parole de Dieu ne doivent faire qu’un.

CONCLUSION.

Tout le monde connaît l’image des trois singes celui qui se cache les yeux, celui qui se bouche les oreilles et celui qui se tait.
Le chrétien est, en théorie, à l’opposé de cette image car Dieu lui dit d’ouvrir les yeux sur le monde, de l’écouter et d’y répandre la bonne nouvelle. C’est ainsi qu’est née la Réforme et son essor spirituel qui a animé nos communautés pendant des siècles en dépit des brimades et des tortures physiques et morales. Tout cela a abouti à la proclamation de bien des libertés et des droits pour les hommes et les femmes. Des hommes ont donc lutté pour cela et vaincu, grâce à leur foi en Dieu. Peut être en étant chrétiens non religieux ? CAR ILS ESSAYAIENT DE METTRE EN PRATIQUE LE PUR ENSEIGNEMENT DES EVANGILES ET COMBATTAIENT TOUTE RECUPERATION RELIGIEUSE. IL NOUS APPARTIENT aussi à nous DE REFLECHIR AU BIEN FONDE DE LEUR ATTITUDE.
JE SUIS CONVAINCU QUE C’EST LE SEUL MOYEN DE NE PAS VENDRE NOTRE AME AUX DIABLES QUI NOUS TROMPENT aujourd’hui ET DE MAINTENIR EN NOUS L’INDISPENSABLE FLAMME DE LA VRAIE FOI EN CHRIST .
Et pour démentir les trois singes, l’Apôtre Paul disait en Thess 5 :
« 19 N’éteignez pas l’Esprit. 20 Ne méprisez pas les prophéties.21 Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ; »
Réfléchissons à tout ceci ; discutons en ; reprenons-nous ; rassemblons-nous. Cela en vaut vraiment la peine. Et alors, « on verra la différence entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas ». AMEN

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De la religion à la renaissance 23 octobre 2018 15:26, par nicolas

ce genre d’expression très intense mais interminable…. : ça se respecte mais ça ne se partage pas 100 pour 100..... d’autant plus que l’auteur réel de ces lignes ou de ces expériences est inconnu .

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